La chauve-souris, une opérette viennoise à l’Opéra de Québec une production 100 % Québec !

La chauve-souris de Johann Strauss II Ombrage C’est toute l’audace et la liberté du Québec de 1967 qui se retrouveront dans l’opérette viennoise la plus populaire, La chauve-souris de Johann Strauss II, présentée par l’Opéra de Québec les 11, 14, 16 et 18 mai prochain. Le public est convié à découvrir une rare production de cette envergure avec une distribution relevée et des créateurs et créatrices qui sont tous et toutes de chez nous.

Le metteur en scène, Bertrand Alain, a élaboré un concept qui permettra une lecture moderne du chef-d’œuvre de Strauss II qui présentait de manière satirique les mœurs bourgeoises de la Belle Époque à travers une musique raffinée et pétillante au caractère dansant. L’esprit festif et naïf de l’opérette demeure, tout comme les valses célèbres appréciées de tous, grâce à l’idée judicieuse du metteur en scène de situer l’action de ce vaudeville dans une époque à l’optimisme débordant bien connue des spectateurs.

Selon Jean-François Lapointe, directeur général et artistique, « La chauve-souris est une œuvre idéale pour s’initier à l’art lyrique ». L’opérette est un genre souvent snobé par certains amateurs d’opéra. Pourtant, son répertoire est riche et contient des œuvres majeures et irrésistibles. Le directeur de l’opéra souligne d’ailleurs « qu’il est un grand amateur du genre et qu’il était clair qu’il en offrirait au public de Québec ».

« Avec La chauve-souris, le charme opère dès les premières notes de l’ouverture. Cette musique emporte tout sur son passage. Elle nous entraine dans un tourbillon sans fin de gaieté, d’airs populaires, de danses et de motifs raffinés et chatoyants. Elle nous fait rire et nous émeut. C’est le tonique idéal pour oublier nos soucis et nous mettre en joie. »
– Jean-François LapointeDirecteur général et artistique de l’Opéra de Québec

La chauve-souris est une farce monumentale en trois actes dans laquelle, au cours d’une soirée, un notaire, le docteur Falke, rend la monnaie de sa pièce à son ami Eisenstein qui, trois ans auparavant, lui avait joué un mauvais tour. L’action repose sur 11 personnages qui seront interprétés par des artistes qui doivent manier tout autant le jeu que la technique vocale. On y retrouvera notamment Jessica Latouche, soprano, et Dominique Côté, baryton, qui nous ont éblouis dans un tout autre registre lors du Festival d’opéra de Québec en 2023 dans Messe solennelle pour une pleine lune d’été.

Depuis plusieurs semaines déjà, les concepteurs, conceptrices et artistes de la production se préparent pour être prêts pour les trois semaines très intenses de répétitions qui viennent de commencer. Souvent, on ne réalise pas l’ampleur du travail et toute la coordination nécessaire pour que tout soit fin prêt le soir de la grande première. Une production engage entre 100 et 115 artistes et artisans, en plus du personnel technique et scénique de même que des travailleurs culturels. C‘est un écosystème important qui contribue à la vitalité de nombreux acteurs du milieu artistique. Pour le spectateur, la somme de tous ces efforts ne peut que créer une forte impression.

La chauve-souris de Johann Strauss IIOpérette en trois actes

Livret : Henri Meilhac et Ludovic Halévy Créé au Theater an der Wien le 5 avril 1874

Dernière à l’Opéra de Québec le 21 mai 2011

Distribution
Gabriel von Eisenstein | Dominique CôtéRosaline | Jessica LatoucheDr Falke | Dominic Veilleux

Adèle | Catherine St-ArnaudPrince Orlofsky | Marie-Andrée MathieuAlfred | Eric Laporte

Frank| Geoffroy SalvasDr Blind| Hugues Saint-GelaisIda | Rose Lebeau Sabourin*

Frosch | Martin PerreaultIvania | Michel Blackburn*

Orchestre symphonique de QuébecChœur de l’Opéra de Québec

Maîtres d’œuvre
Direction musicale | Nicolas Ellis
Mise en scène | BertrandAlain
Scénographie | JulieLévesque
Costumes | Émily Wahlman
Lumières | Nyco Desmeules

Version française avec surtitres français
Durée 2 heures 3011, 14 et 16 mai à 19 h 30
18 mai à 14 h
Salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec

*Première fois à l’Opéra de Québec