Mario Pelchat | 40 ans de carrière et un nouvel album !

Musée de la civilisationOmbrage En juillet dernier, le Musée de la civilisation exprimait toute sa solidarité envers les communautés autochtones dans la foulée des graves découvertes entourant les pensionnats autochtones. Profondément touché, le Musée a posé des gestes symboliques visant à démontrer l’importance de dénoncer ces injustices et de continuer à nous éduquer en tant que société sur la réalité et l’histoire de ces communautés, dans un esprit de réparation.

Depuis ce temps, le personnel d’accueil du Musée porte un ruban orange en signe de solidarité. Des informations sur la symbolique de cette couleur et de ces gestes sont diffusées sur les écrans dans le Hall du Musée afin que tous les visiteurs y soient sensibilisés. Également, un éclairage orangé a été appliqué aux éléments de l’exposition C’est notre histoire liés aux pensionnats, dont le caractère obscur et litigieux était par ailleurs déjà évoqué. En continuité de ceci, une adaptation de la visite guidée a été effectuée. Enfin, le campanile du Musée a été illuminé de la couleur orange et le sera jusqu’au 30 septembre, Journée du Chandail orange.

Pour marquer cette importante journée et poursuivre dans sa volonté de fournir un espace d’échanges, d’éducation et de mémoire, le Musée de la civilisation organisera donc, le 30 septembre prochain, une table ronde sur les pensionnats autochtones et la réconciliation. Cette table ronde, animée par Bernard Hervieux (journaliste et producteur innu, maison de production Tshinanu inc.) et présentée en direct sur le web, réunira des personnes issues des communautés des Premières Nations et du milieu universitaire pour discuter de la réalité coloniale canadienne et québécoise. Survivants des pensionnats et enfants d’anciens pensionnaires pourront raconter leur histoire et exprimer leurs points de vue sur les enjeux passés et actuels du colonialisme et de la réconciliation.

Diffusion le 30 septembre 2021 à 19h :

Invités :
Jimmy Papatie, directeur des ressources naturelles, communauté anicinabe de Kitcisakik, survivant du pensionnat;
Thérèse Niquay, directrice des services et projets communautaires, communauté atikamekw de Manawan, survivante du pensionnat;
Maïtée Labrecque-Saganash, militante et chroniqueuse de la communauté de Waswanipi en Eeyou Istchee;
Marie-Pierre Bousquet, professeure en anthropologie et directrice du programme en études autochtones à l’Université de Montréal.

« Les jours passent, mais ils n’effacent pas l’horreur ni la douleur, associés à ces terribles faits. Pour le Musée de la civilisation, maison du monde et gardien de la mémoire collective, il est plus qu’important de maintenir un espace d’échanges où nous pouvons continuer d’apprendre, continuer de nous éduquer, mais surtout, nous rappeler des événements qui ont marqué, et marquent encore, la vie des peuples autochtones. C’est un devoir de mémoire, c’est une main tendue et c’est une invitation à continuer d’apprendre et reconnaître toute l’importance que ces communautés représentent dans notre histoire, passée et contemporaine. » - Stéphan La Roche, président-directeur général, Musée de la civilisation

Information additionnelle au sujet de l’exposition C’est notre histoire

Lors de la création de l’exposition C’est notre histoire, le Musée de la civilisation et La Boîte Rouge vif, organisme dédié à la mise en valeur des cultures autochtones, sont allés à la rencontre des Premières Nations et des Inuit. Dix-huit communautés, souvent distantes de centaines de kilomètres, ont participé et quelque 800 personnes se sont exprimées. L’objectif était bien sûr de donner la parole aux Autochtones à travers cette exposition. Son contenu est régulièrement mis à jour afin de représenter leurs réalités de la façon la plus juste possible.