Stradivarius à Vienne- concert Alexandre Da Costa dirigeant l'Orchestre Symphonique De Longueuil !

Alexandre Da CostaOmbrage Les grands bals viennois, à elle seule, cette phrase nous fait rêver et lorsque l'on ajoute le nom d'Alexandre Da Costa dirigeant l'Orchestre Symphonique De Longueuil, on sait que cela sera magnifique. Pour célébrer avec panache et élégance la magie de l’époque des grands bals viennois. Alexandre nous invite à Vienne et nous offre un programme envoûtant composé de grandes valses viennoises et dont l’interprétation de ces œuvres mythiques se veut fidèle à la plus grande tradition viennoise, et repose sur le savoir-faire centenaire du Wiener Symphoniker.

Ce concert virtuel, enregistré sans public au Théâtre Plaza, ce lieu magique au cachet unique, est agrémenté d’extraits d’un documentaire, deux fois distingués, Der Stehgeiger « Le violoniste debout », du réalisateur Sébastien Ventura. Dans ce documentaire tourné en 2016 à Vienne, Alexandre nous parle de son parcours de musicien. Il est à ce moment de retour à Vienne, ville où il a étudié le violon, pour diriger l’Orchestre symphonique de Vienne et enregistrer son album Stradivarius à l’Opéra. On a même la chance de le voir tout petit à 4 ans avec un violon avant sa rencontre avec un grand violoniste qui lui parle et c'est à se moment là qu'il décide de son futur.

La pandémie nous empoisonne l'existence depuis plus d'un an et le bon côté que l'on peut voir c'est que cela nous apporte des spectacles virtuels que physiquement on n'aurait pu accéder dû à la distance à parcourir pour y aller, donc par magie électronique on a vraiment de la chance d'assister à ce concert qui a débuté le 8 avril. se poursuivant jusqu'au 8 mai 2021 en allant sur leur site pour acheter le lien: osdl.ca/concert/stradivarius-a-vienne/ et je peux vous assurer que vous ne le regretterez pas – vous passez 1h20 sur un nuage musical viennois.

Débutant par "Liebesleid" on peut voir l'architecture particulière de la salle qui permet de voir les musiciens bien distanciés sur 3 étages disposés autour du socle sur lequel Alexandre a pris place. Son archet est vraiment magique et donne vie au magnifique "Danube Bleu" nous donnant le goût de rêver et danser dans une grande salle de bal avec un certain panache et un amour de la musique partagé, tout à fait monumental avec ses 10 min 25 secondes; on est littéralement transporté à Vienne et les extraits de films présentant Alexandre en 2016 ajoutent à l'impression.

Toute les pièces semblent nous envelopper et nous bercer comme "Liebesfreud" ou "Fantaisie Rhapsodique Viennoise" où on sent l'amour qui s'envole. Autre moment magistral, leur version de la "Valse de l’Empereur" qu'Alexandre interprète avec ferveur et intensité, étant le gardien de cette musique qu'il partage avec tous les amoureux des valses, tellement de beauté que c'est presque hallucinant, tout à fait magique. Dans le "Rondo" de Mozart, il montre encore une fois la puissance et le contrôle de son instrument. Comme dans les premières notes de "Rosenkavalier (Valse)" on se sent à Vienne et les pas de la Valse s'insinuent sous les nôtres nous incitant à la danse sous l'essence de Vienne qui se répand sous leurs archets.

On ressent une méchante dose d'énergie lorsqu'ils débutent "Trisch-Trasch Polka" et on imagine aisément des milliers de danseurs dans un festival de polka endiablée avant de poursuivre une autre danse viennoise "Schön Rosmarin" belle musique aux accents printaniers, légers et rapides. Il ajoute "La marche de Redetzky" de Strauss pour compléter le tableau avant de terminer cette soirée magnifique avec "Straussiana" pendant que les crédits déroulent nous donnant le nom des musiciens et de ceux qui ont fait parti de l'aventure . Vraiment merveilleux de franchir les frontières pour se retrouver en leur compagnie, en espérant que l'on aura d'autres occasions d'entendre leur musique cogner à la porte de notre coeur.