Mozart a traversé le ciel musical comme un météore, puis il a disparu dans l’éternité.!*

Les Violons du Roy - Mélanie Léonard Ombrage Sous la baguette de Mélanie Léonard, pour une première fois avec eux, les Violons du Roy nous ont présenté un programme sous le signe de Mozart et de son influence en Scandinavie, après un accueil de Laurent Patenaude qui a fait un clin d’œil aux personnes présentes pour une première rencontre avec les Violons, nombreux dans la salle.

Le programme a débuté avec le Divertimento pour cordes de Mozart. Celui-ci avait 16 ans lorsqu’il l’a écrit en 1772. C’est un œuvre tout en légèreté, enjouée. La cheffe dirigeait l’orchestre avec fougue et sensibilité, attentive à chacun des quatorze membres de l’orchestre en scène.

Entre chaque œuvre, madame Léonard a pris la parole pour expliquer l’œuvre ou définir son lien avec Mozart. Carl Nielson qui a voué un amour inconditionnel à Mozart, a dirigé de ses œuvres à titre de chef d’orchestre à son époque, il a aussi écrit un essai sur sa vie incomprise. L’œuvre Suite pour orchestre à cordes a été écrite en 1888, il avait 22 ans, profondément influencé par Mozart. Le prélude nous rappelle le vent et le froid, la pluie de l’automne et les grands espaces, l’intermezzo évoque les émotions qui ne durent que le temps d’un bal alors que la finale ramène l’espoir qu’un jour l’amour reviendra.

Mélanie Ménard - Violons du Roy Ombrage Puis l’orchestre attaqua avec brio la Canzonetta de Sibelius. La cheffe dirigeait avec une grande amplitude dans le geste cet œuvre qu’on disait une mélodie italienne du Nord.

Pour terminer, l’orchestre nous a offert la Suite Holberg de Grieg, qui avait été appelée Du temps de Holberg. Celle-ci a été composée en l’honneur du bicentenaire de la naissance de Ludwig Holberg (1684-1754), surnommé le Molière nordique. C’est un œuvre en six mouvements, agréable à écouter que l’orchestre a livré admirablement.

La cheffe nous a offert en rappel le premier mouvement du Divertimento pour cordes pour notre plaisir.

À la suite du spectacle, Laurent Patenaude a animé une séance de questions du public avec Mélanie Léonard, cheffe, Angélique Duguay, violoniste, et Isaac Chalk, altiste.
Des questions en tout genre ont fusé de la salle :
Pourquoi s’habille-t-on en noir?
Pourquoi dirigez-vous avec une baguette et parfois sans baguette?
Est-ce que c’est difficile de choisir une baguette?
Est-ce que cela dérange lorsque les gens applaudissent entre les mouvements?
Qu’est-ce qui distingue la musique scandinave, comment la reconnaitre?
Qu’est-ce qui a amené de jeunes musiciens comme vous à choisir la musique en professionnel et quel a été votre déclic?

Les dimanches après-midi, les Violons du Roy permettent aux familles une sortie musicale abordable en offrant un siège gratuit à tout enfant accompagné d’un adulte. Ce qui amène bien du petit monde à la salle Raoul-Jobin de la maison de la musique.

* Citation faite par Mélanie Léonard, tiré d’un article écrit par Carl Nielson, intitulé « Mozart et notre temps », publié en 1925.

Programme :
W.A. MOZART – Divertimento pour cordes n°1 en ré majeur, K.136
C. NIELSEN - Suite pour orchestre à cordes, op. 1
J. SIBELIUS - Canzonetta, op. 62a
E. GRIEG - Suite Holberg, op. 40