LA TRUITE DE SCHUBERT ET LES VIOLONS DU ROY!

LA TRUITE DE SCHUBERT ET LES VIOLONS DU ROY Le Palais Montcalm et la Maison de la musique ont présenté ce jeudi 20 février 2014 « La truite de Schubert et Les Violons du Roy » à 20h à la Salle Raoul-Jobin, enceinte superbe pour écouter cette belle musique. Avant la soirée nous avons eu l’occasion d’assister à une mini-conférence pendant laquelle le chef Mathieu Lussier, nous explique le programme de la soirée et exprime son appréciation de chacune des parties.

On y apprend que Shubert était un jeune prodige qui aimait mettre des poèmes en musique, qu’il prenait plaisir à faire de la musique en famille, qu’il aura couché près de 500 œuvres entre 1810 et 1817, soit plus de la moitié de son catalogue de l’âge de 13 à 20 ans, âge où il a composé « La truite » sur un poème de Christian Shubart et qui respire la joie de vivre de Schubert à cette époque.

b Violons du Roy Quant à « Rosamunde », il a été créé en 1824 pendant l’une des périodes les plus douloureuses de sa courte vie, car il est mort à 31 ans. C’est le seul quatuor à avoir été joué en concert et publié de son vivant sous le titre de « Premier quatuor » même si en réalité il était le 13e et pénultième quatuor de Schubert.

En première partie, les notes égrainées au piano nous permettent de mieux voir le chemin suivi par « la truite » frétillante qui s’amuse dans les eaux cristallines et tumultueuses qu’elle arpente grâce au très beau doigté de Maxim Bernard au piano. Tandis que les autres instruments nous donnent l’impression d’être entourés d’une forêt verdoyante par un beau jour d’été exprimant les sentiments profonds de Schubert à ce moment là.

Violons du Roy Au fur et à mesure des variations et tempos, on se rend compte qu’elle perd de sa vivacité en finale pour mieux y revenir sur un air printanier d’archets habiles…nous y amenant tout en vibrant. Elle refait surface vivement et à contre-courant brillamment, la vie reprenant le dessus car l’espoir est permis grâce à Pascale Giguère, 1er violon, Isaac Chalk, alto, Benoit Loiselle, violoncelle et Raphaël McNabney contrebasse qui composaient ce quintette avec piano en la majeur.

En seconde partie, c’est au tour des Violons du Roy de prendre place pour nous offrir une « Ouverture en do mineur » qui se suffit à elle-même sans mener nécessairement plus loin, c’est l’expression d’un beau sentiment.

Violons du Roy Quant à « Rosamunde » arrangée par Mathieu Lussier, chef ce soir, c’est l’adaptation pour orchestre à cordes plutôt qu’un quatuor, nous permettant d’entendre de nouvelles textures en étant jouée par 15 instruments. Cette pièce nous enrobe de douceur, de volupté, nous entraînant dans un tourbillon de passion intense dont la profondeur se fait sentir en nous réservant à certains moments la légèreté pour mieux s’envoler comme dans une danse entre son cœur et son esprit…espoir et soupirs inclus.

On pouvait également sentir et lire l’immense plaisir que le chef avait à dirigé Les Violons du Roy dans un programme qu’il apprécie depuis sa jeunesse et qu’il a modifié avec attention et subtilité.. un vif succès que les spectateurs ont apprécié.

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