TOSCA présenté par L’OPÉRA DE QUÉBEC au Grand Théâtre de Québec

Pour clore en beauté sa 31e saison, l’Opéra de Québec nous a réservé un joyau avec TOSCA de Giacomo Puccini, un opéra en 3 actes, sous la direction générale et artistique de Grégoire Legendre et avec une distribution brillante dont la performance nous a entraîné immédiatement dans leur univers de beauté, d’amour, de jalousie, de convoitise , de jeu de pouvoir , de rêve et de désespoir, un drame intemporel d’une intensité incroyable. L’opéra sera présenté en exclusivité, au Grand Théâtre de Québec les 16, 19, 21 et 23 mai 2015.

Tosca Les voix extraordinaires de Gianna Corbisiero, soprano (Tosca), Thiago Arancam, ténor (Mario Cavaradossi), James Westman, baryton (Le Baron Scarpia), Marc-Antoine d’Aragon, baryton (Cesare Angelotti) nous ensorcellent et nous amènent dans un autre espace-temps pour se retrouver à l’Église de Sant’Andrea della Valle comme témoin de la fougue de l’amour de Tosca et Mario, peintre, qui est là pour créer un tableau représentant Marie-Madeleine. Le décor est frappant, grandiose et nous met en situation dès le lever du rideau; sa profondeur permet d’y monter un tableau vibrant à plusieurs niveaux en gardant l’action principale à l’avant mais tout en permettant aux autres acteurs de remplir l’arrière scène qui devient un tableau mouvant de toute beauté.

Il y a une belle luminosité qui pénètre l’église et qui donne place aux voix et à la musique majestueusement jouée par l’Orchestre symphonique de Québec dirigée par Giuseppe Grazoli avec ferveur, dans une mise en scène de Jacqueline Langlais et des décors fabuleux de Michel Baker avec l’aide de Anabelle Roy. La participation du Chœur de l’Opéra de Québec est très bien dirigée car leurs membres sont de très bons acteurs même lorsqu’ils ne chantent pas y donnant ainsi une couleur supplémentaire.

De la déclaration d’amour de Mario avec une musique transposant sa tendresse et son amour jusqu’à la poursuite de Cesare Angelotti qui s’est échappé de prison et que le Baron Scarpia, chef de police, veut retrouver au plus vite, l’interprétation de l’histoire nous tient sur nos sièges car elle est parsemée de moments magiques. On sent la complicité et les sentiments des protagonistes de façon criante, comme s’ils étaient seuls sur scène et que nous n’existions pas, que notre présence ne dérange en rien l’explosion de leur moments passionnés.

On se retrouve ensuite dans le bureau de Scarpia au Palais Farnese puis sur la plate-forme du Château Sant’Angelo et encore une fois les décors sont saisissants, baignant dans un éclairage mettant en vedette les points forts de l’action ainsi que les personnages y participant. Par la fenêtre on entend Tosca chanter pour la fête de la victoire sur Napoléon pendant que Scarpia fait interrogé Cavaradossi car il a aidé le prisonnier à se cacher de ce justicier sans scrupules pour qui tous les moyens sont bons. Il veut posséder Tosca et n’hésitera devant aucune bassesse. Il est tellement convaincant dans son rôle que les élèves de classe, présents pour la générale, n’ont pas à hésiter à le huer à la fin de la pièce tout comme à ovationner Tosca après une prière sincère, touchante et remplie d’amour…l’enthousiasme des jeunes est contagieuse et cette générale ne serait pas pareille sans leur présence.

Tosca Tout au long, la musique a su nous montrer aisément les états d’esprits des acteurs et appuyer les moments clés du déroulement de cette histoire, nous faire ressentir l’amour puissant unissant Mario et Tosca, l’avidité et la jalousie de Scarpia, le rêve viré en désespoir du tableau final. C’est une production grandiose qu’il vaut la peine de mettre à votre horaire car vous ne la verrez pas présentée ailleurs de cette manière car elle a été montée de cette façon en exclusivité pour l’Opéra de Québec, une occasion unique de voir la beauté à l’état pur.

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