STEVE STRONGMAN, le blues à son meilleur au Centre d'art La Chapelle

C’est ce jeudi 16 avril 2015 que le Centre d’art La Chapelle recevait un des bluesman favoris du public, Steve Strongman accompagné de ses deux comparses de longue date Dave King à la batterie et Alec Fraser à la basse, deux musiciens d’exception qui le complètent à merveille tout au long de la soirée et lors de certains albums. Récompensé en 2012 et 2013 par le Maple Blues Award du meilleur guitariste de l’année et en 2013 par le prix Juno du meilleur album de l’année, Steve Strongmen est assurément un joyau de la scène blues canadienne.

Dès les premières notes on sent son énergie débordante toucher le public comme une onde de choc. Il nous apprend d’ailleurs que son dernier album « Let me prove it to you » est en nomination pour le Juno 2015 et après avoir entendu « There’s something goin’on », on peux l’assurer qu’il n’a plus rien à nous prouver car il est incontestablement un virtuose à l’âme bleue et aux mains si agiles qu’on a peine à suivre ces mouvements par moments. On ne peut s’empêcher de bouger sur cette musique endiablée et lorsqu’il ajoute la musique à bouche à son attirail cela devient magique.

Steve Strongman Il a le blues qui lui sort du bout des doigts, de la bouche et des cordes vocales sans aucun doute que ce soit lors de « Lie to you », « Whatever you’re doin’ », « What i believe »etc; il a un son extraordinaire, vibrant, profond qui vous emporte dans son monde coloré de mille teintes de bleu. Il alterne entre ses nouvelles pièces et ses succès avec toujours un toucher magique. Il offre tout un show de guitare avec un doigté ultra rapide, précis, agile, inimaginable… on a l’impression que les cordes vont prendre feu et ce peu importe la guitare utilisée selon le besoin.

Lorsqu’il demande « Do you know how i feel », les réponses fusent de toute part car ils sont tous sous son emprise, tout sourire et heureux d’être là à ressentir sa joie de vivre totalement contagieuse. De son album « Honey », la pièce « Soul searching » vient nous chercher , on se sent intoxiqué par cette si belle musique, totalement perdu en elle. Il fait chanter, vibrer, surchauffer ses guitares et sa musicalité innée n’a pas d’égale; la vélocité de son jeu en épate plusieurs d’ailleurs.

Steve Strongman En seconde partie, qui s’est fait attendre un peu trop au goût de certain, Steve nous revient en solo avec sa guitare acoustique électrique dans un style un peu plus bayou/New Orléans avec « River » comme un flot chaud coulant dans nos veines tout à coup et il s’aventure même à chanter quelques couplets à cappella avec son harmonica, le tapement des mains et pieds de ses fans. Le trio reprend de plus belle avec « Honey », qui fait bouger toutes les têtes au même rythme, la musique se faisant un chemin jusqu’au cœur des spectateurs car il n’y a personne comme eux « Ain’t nobody like you »…Strongman est comme un mélange de BBKing, Bob Walsh et Jay Sewall avec sa voix blues sexy qui entre en nous pour mieux nous énergiser et nous garder à son écoute jusqu’à la dernière note en nous faisant entendre tout un arc-en-ciel de diapasons, totalement électrisant.

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