STEEVE DESGAGNÉ ET SON GRACEBAND, Let it be me à l'Anglicane de Lévis

C’est sur la scène de l’Anglicane à Lévis, vendredi le 13 mars 2015, que Steeve Desgagné accompagné de son Graceband a pu montrer aux lévisiens tout le talent qu’il a à partager avec son public tout en rendant un hommage à Elvis Presley qui a marqué immanquablement son enfance et sa jeunesse. Avec son enthousiasme et humour il entretient un dialogue constant avec les spectateurs qui rient, chantent, tapent des mains et suivent ses mouvements tout au long de la soirée. Ses sept musiciens (dont plusieurs de la famille), réchauffe la scène avant que Steeve arrive, vêtu d’un habit blanc épousant sa silhouette à merveille et sa guitare pour débuter la soirée avec un « Blue suede shoes » énergique, souriant et semblant déjà s’amuser. Il enchaîne à une vitesse incroyable des pièces mythiques que tous connaissent que ce soit « All Shook up », « Johnny be good », « Fever » avec ses deux choristes et le Graceband qui complètent le tout… on peut dire que la scène est pleine et que le tout donne un ensemble compact prêt à exploser.

Steeve Desgagné

Après une des plus belles chansons d’amour « Love me », il se plait à faire des confidences sur sa vie, son interaction avec Elvis et au passage ses dents que ses parents lui ont donné avec ses talents à la naissance, étant le 7e garçon il a hérité de celui de chanteur à ce qu’il nous semble. Un enchaînement extrêmement puissant de « Sweet Caroline », « In the ghetto », « Blue moon » et le magistral « If i can dream » qu’il chante avec tant de passion que l’on croirait entendre son idole revenu pour une soirée. Je serais bien curieuse de savoir ce qu’en penserait Priscilla si elle l’entendait assise dans une chaise de la Voix, à l’aveuglette… mais chose certaine, Elvis doit bien sourire en l’entendant vivre son rêve…right now! Le monde à peine à rester assis et les chaises autant que les têtes se font brasser d’un côté à l’autre avec des pièces telles que « Teddy Bear », « Jailhouse rock », « Girls happy », « Devil in desguise » entre autres nous amenant plusieurs souvenirs et images de films représentant notre idole. Il chante tellement de pièces que c’est à se demander quand il prend le temps de respirer; il est comme un marathonien voulant nous faire entendre le plus de pièces du King que ce soit les siennes ou celles qu’il s’est appropriées d’interprètes tels que Ray Charles, Chuck Berry, Frank Sinatra. C’est certain qu’il n’oublie pas les incontournables « Burning love », « Heartbreak hotel », « One night with you » et je peux vous assurer qu’il met à l’épreuve les coutures de son nouveau costume.

Steeve Desgagné Lorsqu’il joue de la guitare acoustique, assis sur un banc, on se fait inviter dans son salon, seul avec lui; il est si naturel, si investi et aime tellement le king que cela devient des moments privilégiés lorsqu’on le voit performer sur scène, on pourrait facilement le surnommer « Mr Showman » assurément car il se donne sans compter. Pendant près de deux heures il est comme le lapin énergizer, il n’arrête pas de nous surprendre, de nous charmer et de nous faire vivre une soirée exceptionnelle avec tant de ferveur et vigueur que l’on se dit « Its now or never » parce que nous aimons le « Wonder of you » d’un homme qui ne se prend pas au sérieux et qui est là pour s’amuser avec nous et nous aider à créer de merveilleux souvenirs. Il se tient près de son public et plus particulièrement dans « Lost that loving feeling » et sa version de « Vivas Las Vegas » met le feu au poudre, l’Anglicane explose d’une énergie communicative qu’il a peine à contrôler. On peut dire que la scène lui va à merveille et qu’elle lui permet de scintiller de mille feux.

Steeve Desgagné

La portion « American Trilogy » est totalement fabuleuse, avec l’interprétation méticuleuse et puissante des musiciens, l’appui des choristes et le rendu de Steeve Desgagnés qui baigne dans son élément, son rêve de petit gars de 9 ans qui était fou du King et qui aujourd’hui nous fait traverser avec grand frisson au dernier moment le « Bridge over troubled water », totalement enchanteur. On reste sous le charme du début à la fin et c’est le résultat d’une passion débordante qui se décuple sous le feu des éclairages qui nous le montrent brillant et totalement dans son élément sous les vivas de ses fans.

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