OSQ et LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ, UN MARIAGE INCOMPARABLE

Après une introduction de Mme Thérèse Boutin, présidente et directrice générale de l’OSQ, nous présentant le programme de la soirée qui sera dirigé par Fabien Gabel, chef et comprendra 11 comédiens, 2 sopranos et la Maîtrise des petits chanteurs de Québec, elle prend quelques minutes pour remercier ses bénévoles pour leur générosité ainsi que les membres du CA qui donnent leurs temps et conseils sans compter.

Pour cette soirée du 9 avril 2014, c’est « Place au théâtre » et à la musique de l’OSQ . Dès les premières notes on entend presque la féérie qui s’installe profondément à coup de battements d’ailes des fées qui envahissent le Grand Théâtre pour nous amener au cœur d’un songe d’une nuit d’été. On sent la richesse et la puissance de la musique portée par les mains du maestro qui glissent ou fendent l’air selon les mouvements demandés, annonçant le mariage du théâtre et de la grande musique de Mendelssohn.

Au début, les personnages approchent timidement sur scène formant des tableaux accrochés sur des échelles leur servant de chevalets, dans l’attente d’être utilisés, savourant simplement la trame musicale avec nous. À Athènes on retrouve les fées déclamant le 1er acte qui nous amène un esprit fripon qui s’amuse tout en obéissant à Obéron qui a une première rencontre avec Titania sous une pleine lune et cette nuit sera déterminante pour plusieurs couples qui s’aventureront dans la forêt magique.

L’amour aveugle disséminé sous la forme de poussière de fleurs rouges gorgées d’amour de Cupidon rend la nuit vraiment palpitante pour ces amants de la nuit tombant soudainement sous le charme de la première créature rencontrée compliquant la vie de Démétrius, Hélena, Lysandre, Hermia ainsi que de la Reine des fées Titania donnant des méli-mélo amoureux d’un comique consumé.

Endormie par le chant des petites fées qui entourent son lit de fleurs, Titania tombera en amour avec un ouvrier métamorphosé en âne chantant dans la nuit pour ne pas avoir peur et c’est cet insensé homme-âne qui se retrouve dans son lit au grand rire d’Obéron qui lui a servi ce filtre d’amour.

Un esprit loufoque survole toutes ces scènes parfois rocambolesques qui jalonnent cette douce nuit d’été enchantée par cette belle musique servant de trame de fonds à ces dialogues amoureux de quatre athéniens perdus dans la nuit espérant qu’au matin, la brume de la nuit aura dissipé ces malentendus.

La musique passe ensuite du second au premier plan, alternant selon le moment avec finesse offrant des moments majestueux de douceur annonçant le renouveau d’un matin rempli de promesses; un heureux mélange de médiums et matières s’enrichissant l’une de l’autre.

Songe d'un nuit d'été La scène de la reine avec son nouvel amour dans le lit fleuri ainsi que la pièce théâtrale jouée pour le mariage du Duc, nous apporte un élan de bouffonnerie irrésistible après une « marche nuptiale » jouée brillamment par les musiciens de l’OSQ, un pur délice.

Pyramus , Thisbée, Quince et Snug le mur…apporte une note de fraîcheur avec ses réparties colorées et ses costumes qui le sont tout autant qui ont vraiment fait éclater de rire tous les spectateurs qui ne s’attendaient pas à se dilater la rate à ce point se terminant avec un épilogue musical pour les fêtes nocturnes à l’heure où les fées s’amusent et tout peut arriver…un mariage incomparable des plus réussis.

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