RICHARD ABEL ET CORNÉLIU MONTANO…la magie de Noël


RICHARD ABEL ET CORNÉLIU MONTANO…la magie de Noël C’est ce vendredi 12 décembre 2014 que Richard Abel et Cornéliu Montano ont amené « La magie de Noël » au Centre d’art La Chapelle et on pouvait sentir l’anticipation des spectateurs qui attendaient en ligne que leurs favoris arrivent sur scène pour savourer le programme qui avait été préparé pour eux. Débutant par un incontournable « Noël Blanc », Richard Abel et les musiciens ont immédiatement charmé leur public et « Silver Bells » les a gardé dans l’ambiance recherchée. Les accents joués à deux pianos, quatre violons et une trompette nous font plonger directement dans la période de Noël et nos souvenirs d’enfance.

On entend presque les cloches de l’Église résonnant pour la messe de minuit en assistant à la chute des gros flocons de neige magiques qui tombent sur les marcheurs ou les patineurs, on dirait même que ça sent la tourtière tellement la magie opère. Bien que Noël soit magique pour les enfants, il reste que nous le redevenons tous lorsque l’on entend ces pièces mythiques tirées de ses deux albums de Noël crées en 1992 et 2007, l’un plus enlevant et l’autre plus romantique.

Richard Abel et Corneliu L’introduction de Daniel Hétu pour « Petit papa Noël » est magique et la partition vocale est reprise rapidement par la chorale de la Chapelle, soit les fans qui ne peuvent résister à se joindre à sa musique. Il sait faire vibrer son public et cela donne lieu à quelques moments émouvants tout comme le fait si bien Cornéliu lorsqu’il se joint au programme pour un clin d’œil à Luis Mariano avec « Maria Luisa » et « Rossignol de mes amours » que les gens chantent spontanément en duo avec lui.

« Noël à Jérusalem » nous amène en duo piano et voix avant de recevoir quelques confidences de Richard Abel qui nous parle de son tour du monde en musique et de la perte de son père cette année, donc ce sera son premier Noël sans lui…il nous offre donc en son honneur sa pièce favorite tirée d’un film de Pacino (Scent of a woman), « por una cabeza » divinement interprétée. Puis on poursuit la tournée en Autriche le temps d’une valse de Strauss apportant un bouquet de valses nous amenant vers l’heure exquise ; on voudrait embarquer dans la danse jusqu’au beau Danube bleu…tout simplement féérique.

Pour Cornéliu « Noël c’est l’amour » sa voix le traduit si bien et il nous enchante avec un « Gesu Bambino » qui nous reste en tête tout au long de la pause. L’interaction entre les artistes et les spectateurs se poursuit en seconde partie lorsqu’ils accompagnent vocalement encore plus souvent les pièces présentées et on sent que oui « C’est Noël » tant dans leurs cœurs que dans le nôtre, surtout lorsque l’on se rend « Au royaume du bonhomme hiver » qui est éclairé par « L’étoile de Noël ».

Richard Abel « L’Ave Maria » de Schubert nous montre un Cornéliu plus solennel, fervent et simplement magnifique tout comme dans son « Sainte nuit/Silent Night » donnant des moments magiques avec ces nouveaux arrangements qui nous réchauffent le cœur. Petite note jazzée, le « Joyeux Noël / Christmas song » que s’amuse à jouer un Richard Abel revigoré et accompagné par la trompette et les violons apportant une petite note de douceur.

Ensuite c’est « Elvis Abel » qui nous chante son « Blue Christmas » sans être au piano cette fois puis il revient au clavier avec un Boogie Woogie Rag « Jingle Bells » endiablé tandis que le traditionnel fait un retour avec Cornéliu et « Minuit chrétien » en souvenir d’une enfance parfois difficile en Roumanie qui l’amène à puiser la puissance de sa voix dans ses émotions avant de nous interpréter superbement sa version de nuit divine « Holy Night ».

Autre surprise, un cadeau particulier nous venant de St-Basile-Le-Grand résultant d’une rencontre à Cuba entre Richard Abel et un jeune prodige de 14 ans qui se trouvait dans la salle ce soir, soit Simon Gladu, qui tout simplement a plongé la salle dans un état de stupeur lorsqu’il a interprété de main de maître « Rêve d’amour » de Franz Liszt…nous avions peur de rompre le charme si on respirait tellement on voyait que la musique que nous entendions venait directement de son cœur, avec un toucher gracieux, surprenant, précis et magique; comme si un ange lui avait inspiré son doigté.

Après nous avoir souhaité une vie parsemée de petits bonheurs, Richard Abel nous apprend son association avec Julie Snyder en mentionnant qu’il sera au Grand Théâtre le 4 avril prochain, au cas où on chercherait une idée cadeau…La soirée arrive à terme avec une pièce de Léonard Cohen soit un « Hallelujah » colossal à l’image de « La magie de Noël ».

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