LA PASSION D’AUGUSTINE, une réalisation de Léa Pool

C’est à compter du 20 mars 2015 que le film « La passion d’Augustine » sera à l’affiche de la majorité des cinéma du Québec, mais ce matin nous avons eu le plaisir d’assister à la projection de presse qui a eu lieu au cinéma Le Clap, à Québec, de cette comédie dramatique qui nous amène dans un autre espace-temps, dans une période où l’éducation était dispensée par les Sœurs, au temps où on vérifiait à genou la décence de la longueur des jupes, où les dictées étaient composées de mots avec du caractère, au moment où il commençait à y avoir des changements dans les églises, où le latin cède la place au français, où la musique y fait son entrée et où on entend des discussions à la radio sur la pilules et le droit des femmes.

La Passion d'Augustine Simone Beaulieu, devenue Mère Augustine, dirige avec succès un petit couvent sur le bord du Richelieu. Passionnée, résiliente, Mère Augustine met toute son énergie et son talent de musicienne au service de ses élèves. Lorsque sa nièce Alice lui est confiée, c'est non seulement une nouvelle pianiste prodige qui fait son entrée, mais aussi une jeune femme dont les aspirations sont au diapason de l'époque et qui rappelle à Mère Augustine un passé qu'elle avait cru mis de côté définitivement.

La Passion d'Augustine L'école, malgré sa petite taille, est un joyau musical qui rafle tous les grands prix de piano. Les murs respirent la musique. Matin, midi et soir, du grand couloir à l'escalier principal, résonne un flot de gammes, d'arpèges, de valses de Chopin et d'inventions de Bach. Et, à défaut de prier, on chante!... Mais lorsque le gouvernement du Québec instaure un système d'éducation publique au milieu des années soixante, l'avenir de Mère Augustine et de ses Soeurs est menacé.

La Passion d'Augustine C’est avec une brochette d’artistes de talent qui transposent ces émotions au grand écran et les prestations de Céline Bonnier ainsi que Lysandre Ménard font de ce film un pur délice à écouter car elles y jouent des morceaux splendides et à regarder car leurs émotions nous sont transmises par leurs jeux directs, émouvants et sincères. Leur bataille pour la survie de leur école de musique est belle à voir et la portion où les sœurs doivent se plier aux changements, où elles changent de costumes pour un plus moderne donne un moment de pure beauté, de vulnérabilité, de crainte et d’espoir. La différence est comme le jour et la nuit, comme des fleurs qui s’éveillent.

Pour les amateurs de belle musique, un souvenir nostalgique pour plusieurs, pour apprécier une histoire si proche de la réalité qu’on pourrait la palper, « La passion d’Augustine » est vraiment un très beau film qui se prend tout en douceur avec des pointes humoristiques à l’occasion et qui nous rappelle une époque perdue pour certain mais qui s’ouvrira à une nouvelle génération… à mettre à votre carnet cinéma.

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