Le Palais Montcalm, Maison de la Musique: «LA NUIT, L'AMOUR l'art du piano à quatre mains»!

LA NUIT, L'AMOUR l'art du piano à quatre mains

Le Palais Montcalm, Maison de la Musique nous a présenté vendredi le 23 novembre 2018 un spectacle intitulé "La nuit, l'Amour -l'art du piano à quatre mains" avec quatre virtuoses soit: Rosemarie Duval-Laplante et Jean-Michel Dubé, pianistes-duettistes ainsi que Suzanne Beaubien et Maxim Bernard, pianistes-duettistes Deux duos de pianistes de Québec dans un répertoire romantique signé Schubert, Brahms, Mathieu, Tchaïkovski (Suite de Casse-Noisette) et Rachmaninov. Déja dès l'entrée voir 2 pianos placés face à face est très impressionnant et donne l'image d'un piano géant modifié de loin et qui leur permet des fantaisies et diverses situations de jeux qui nous laissant voir la manière de jouer de chacun des intervenants.

LA NUIT, L'AMOUR l'art du piano à quatre mains Ombrage La soirée débute donc avec le duo Rosemarie Duval-Laplante et Jean-Michel Dubé tout doucement avec Johannes Brahms (1833-1897) Valses, op. 39 -Une belle sélection qui donnent un goût d'été, d'airs rafraîchissants de liberté. On sent leur passion et leur plaisir inné à chaque changement de partitions donnant un magnifique enchaînement de belles valses. A 10 ans ce jeune prodige , André Mathieu (1929-1968) a composé Concertino no 2, op. 13 à 2 pianos cette fois ils sont face à face et même s'ils sont sur 2 pianos ils jouent en harmonie à quatre mains s'offrant des petits bout solo, donnant une musique vibrante et une plus grande intensité. Ensuite côte à côte , changements de bancs et de rythmes devenant plus calmes à certains moments ou orageux à d'autres dans Fantaisie en fa mineur, D. 940 de Franz Schubert (1797-1828). Rosemarie semble plus en contrôle jouant des portions plus douces tandis que Jean-Michel paraît plus flamboyant et nerveux. Soulignant le 50e anniversaire de la mort de André Mathieu (1929-1968) en jouant le Concerto de Québec à 4 mains comme si leurs mains couraient l'une après l'autre sous une pluie de notes créant un orage musical.

LA NUIT, L'AMOUR l'art du piano à quatre mains Ombrage En seconde partie ce sont Suzanne Beaubien et Maxim Bernard, qui prennent place aux pianos pour interpréter la Suite pour deux pianos n° 1, op. 5 (1893) Sergueï Rachmaninov (1873-1943) débutant avec une pièce basée sur Pâques pendant laquelle les mains de l'un répondent à l'autre en face de lui mais en continue comme de l'eau qui coule vivement vers le rocher de la liberté lors de la Barcarolle: Allegretto. Ensuite cela devient plus aérien comme le rossignol qui veut s'envoler, qui veut parler dans La nuit…l'amour: Adagio sostenuto. Une belle douceur qui perle sous leurs doigts lors de la portion Les larmes: Largo di molto avant d'arriver en finale à Pâques : Allegro maestoso notes frappantes de chaque côté, très rapidement comme des cloches qui résonnent.

Après on passe à Noël avec la Suite de Casse-Noisette, op. 71a (1891-1892) Peter Ilyich Tchaikovsky (1840-1893) / arr. Nicholas Economou , reconnaissable entre tous et aimée de générations en générations pour sa musique incroyable et les souvenirs que chaque portion nous apporte et avec le changement de piano on a pu voir les mouvements de chaque interprète, voir la puissance de leur jeu passant de l'Ouverture miniature vers la Marche où on a l'impression de voir les petits soldats de bois se promener sur scène avec ce jeu très rapide avant d'entendre la Danse de la Fée Dragée où on n'a aucune difficulté à imaginer les danseuses défiler et faire leurs pas lors de la Danse Russe – Trépak ou Danse Arabe ou Danse Chinoise. Lors de la Danse des Mirlitons on ressent leur joie et terminant par la magnifique Valse des fleurs qui réjouit tous les coeurs dont les notes célestes s'élèvent avant de nous faire valser sur les nuages et faisant lever les spectateurs pour une ovation monstre.

LA NUIT, L'AMOUR l'art du piano à quatre mains Ombrage Pour couronner la soirée, les quatre pianistes nous ont offert en rappel mais surtout en cadeau une œuvre surprise à huit mains sur un seul piano qui a donné lieu à des jeux de mains qui se croisaient pour exécuter des prouesses car pour le commun des mortels c'était la première fois que l'on assistait à une telle performance 8 mains sur 1 piano tout à fait spectaculaire et cet exploit s'est fait à la Maison de la Musique nous offrant un sandwich musical de pianistes incroyables.