BERTRAND CHAMAYOU JOUE STRAUSS avec l’Orchestre Symphonique de Québec!

Orchestre symphonique de Québec Ombrage Les 8 et 9 novembre 2017 l’Orchestre Symphonique de Québec recevait un invité spécial soit le pianiste français Bertrand Chamayou grâce à la collaboration spéciale du Consulat Général de France à Québec, ce qui a été souligné par Astride Chouinard présidente-directrice générale, OSQ qui nous a également parlé des prix reçu par l’Orchestre. L’Orchestre symphonique de Québec est enchanté de faire partie cette année du parcours Lumière sur l’art 2017-2018, projet initié par la Société de développement commercial Montcalm (SDC) — Quartier des arts et ses partenaires.

BERTRAND CHAMAYOU JOUE STRAUSS avec l’Orchestre Symphonique de Québec Ombrage En guise de nouveauté, le public qui déambulera à travers le parcours sur l’avenue Cartier aura l’occasion d’entendre cinq œuvres musicales sélectionnées par l’Orchestre. Grâce à la magie de la technologie et le doigté de l’équipe de SAGA, des boîtiers sonores ont été installés sur les abat-jours où un senseur déclenchera la musique de l’Orchestre symphonique de Québec; donc une très belle collaboration aux sonorités magiques.

Le spectacle en soirée nous a apporté plusieurs instants spéciaux débutant très doucement, très balancé et en contrôlé lors de «Tannhauser- ouverture et Bachanale- » de Richard Wagner où les cordes et les cuivres se chevauchent en donnant une impression majestueuse d’une course effrénée avec des battements de plus en plus puissants puis redeviennent plus à la normale comme un repos mérité. Un souffle léger avant de repartir de plus belle donnant le goût à notre âme d’imiter le papillon, s’envoler en tourbillonnant sur cette musique aérienne au goût de liberté jusqu’à l’ultime soubresaut des percussions sonnant le combat où le départ vers l’inconnu. Fabien Gabel dirige toujours ses troupes avec dynamisme , de l’assaut au repos avec cette musique envoûtante… toute une envolée musicale.

BERTRAND CHAMAYOU JOUE STRAUSS avec l’Orchestre Symphonique de Québec Ombrage Ensuite c’est l’entrée de l’invité du jour, Bertrand Chamayou qui joue Strauss soit « Burlesque pour piano et orchestre, en ré mineur » débutant au son du tambour joyeux puis c’est au tour du piano de poursuivre le dialogue avec ces percussions qui résonnent jusqu’à ce que le son du piano prenne le dessus et valse avec les cordes qui apportent une partition céleste aux intonations immanquables de Strauss qui s’élance dans la danse.

Avec un petit air coquin, printanier aux abords parfois orageux mais aussi aux accents à saveur d’abandon, de solitude qui nous enrobent grâce à la dextérité exceptionnelle de Chamoyou dont les mains glissent sans difficulté sur le clavier qui ne peut lui résister. Il égraine les notes avec une telle agilité comme si elles s’échappaient et glissaient dans un ruisseau tumultueux lors d’une nouvelle poussée. Dialogue extrême entre l’Orchestre et le piano, comme une danse amoureuse qui joue de passion, de pulsion, de douceur et d’un brin de folie.

BERTRAND CHAMAYOU JOUE STRAUSS avec l’Orchestre Symphonique de Québec Ombrage Surprise unique que l’on a apprécié avec des applaudissements à tout rompre, c’est un rappel de Bertrand Chamayou qui offre une pièce piano à quatre mains avec nul autre que le maestro Fabien Gabel qui nous surprend tous en réalisant cette performance éclatante avec plaisir et sourire. Après la pause, on poursuit avec « La Chevauchée des Walkyries » de Richard Wagner que l’on reconnaît dès les premières notes et on voit que le maestro est plus à l’aise avec sa baguette que sur le piano. C’est une pièce grandiose qui montre sa puissance et magnificence dès le départ comme un hymne à la liberté, musique aux multiples couches vibrantes et conquérantes.

En quatrième, c’est la « Symphonie no8 en sol majeur » d’Antonin Dvorak qui nous garde encore dans une ambiance de douceur mais avec un tempo amplifié avec les accents joyeux de la flûte qui semblent relancer les violons pour les amener à jouer dans les prés, faire l’école buissonnière, pour mieux s’en approcher et leur compter fleurette. Les oiseaux s’éveillent, chantent et préparent en vitesse le nid pour les petits après une promenade dans les bois. La flûte continue de sonner le réveil tout autour et c’est de toute beauté d’entendre le chœur des musiciens nous raconter cette symphonie avec leur grand talent qui traduit les sentiments de la vie, la légèreté, l’amusement, la vivacité, le plaisir et la beauté. Toute une soirée qui nous a gardé en sourire et émerveillement.