OSQ – AU REVOIR ANDREI présenté au Palais Montcalm

C’est ce mercredi 29 avril 2015 que l’Orchestre symphonique de Québec présentait un programme « Au revoir Andrei » destiné à leur plus jeune chef adjoint de l’histoire de l’OSQ, Andrei Feher qui quittera bientôt pour un poste à Paris soit chef adjoint de Paavo Järvi à l’Orchestre de Paris. Cette soirée débute par les remerciements du chef à maestro Gabel, à l’administration de l’OSQ et les musiciens qui ont évolué avec lui, qui l’ont accueilli et suivi dans son cheminement.

Il nous parle de ce programme plein de fraîcheur, de jeunesse et de vitalité grâce aux musiques de Mozart (écrite à 17 ans), Mendelson (à 18 ans) qui nous montre qu’il n’y a pas d’âge pour des créations merveilleuses. Dès les premières notes on reconnaît le style vibrant de Mozart qui créa cette « Symphonie no 23 en ré majeur » à un si jeune âge. On y entend l’élégance prendre son envol sur un pas de danse, naturel et plaisant avec une versatilité avenante. Certains tempos plus légers donnent presque dans l’aérien. On sent l’esprit vagabonder sur les marches du printemps qui va faire renaître la nature avec ses touches colorées et la vivacité d’un nouvel éveil.

Adieu Andrei Ensuite c’est le violoncelliste soliste Yegor Dyachkov qui semble vibrer sous le « Concerto pour violoncelle en do majeur » de Haydn en lui apportant la voix riche et profonde de son instrument. Il ne fait qu’un avec son violoncelle et en suit le mouvement comme s’il valsait avec lui. Une belle chaleur s’en dégage comme si la magie s’en échappait.

Le maestro dirige l’ensemble des musiciens et sait stimuler la cavalerie avec vivacité, élégance, retenue ou amplitude selon le moment. En regardant le soliste interpréter cette musique on a l’impression qu’il prend soin d’une douce amie complice, écoute les secrets qu’elle lui chuchote à l’oreille et que lui seul connaît et ce avec un vibrato puissant et exprimé d’une main experte. L’appréciation du public avec une ovation monstre a porté Yegor Dyachkov à leur offrir un rappel en ré majeur, seul avec son trésor.

Yegor Dyachkov Après l’entracte le compositeur Éric Champagne vient nous présenter son « Mouvement symphonique no 1 » soit une œuvre traversée de plusieurs émotions où on ressent une tension sous-jacente selon son compositeur. Amorce solide à résonance tragique mais qui soudainement nous apporte des notes plus légères avant de sombrer à nouveau vers le dramatique , un clin d’œil en passant au style ésotérique et plus engagé avec une orchestration plus forte, aux abords de la tempête et de l’énergie pure.

Ensuite « Les oiseaux » de Ottorino Respighi semblent sortir d’un film « royal » avec un début aux notes altières qui nous attirent dans la nature où les oiseaux vivent en paix et s’expriment chacun leur tour que ce soit la colombe (avec la voix de la harpe), la poule (plus vibrante qui picore les cordes et crie avec la trompette), le rossignol (se retrouvant sur les notes de la flûte traversière) ou le coucou (avec une voix en cascade de la clarinette). Ces voix distinctes se marient sous l’arc-en-ciel pour en apprécier la douceur dans une forêt grouillante et grandiose; où on entend poindre à l’horizon le gentil coucou qui remet la nature à l’heure d’été.

Éric Champagne Pour terminer cette merveilleuse sortie musicale « Mer calme et heureux voyage, ouverture » de Mendelssohn, qui repose l’esprit , le prépare à la nuit pour que nos rêves vaguent vers le sommeil, sur une mer calme après avoir traversé les eaux tumultueuses…le tout se terminant par de multiples ovations par un public conquis et heureux de ce programme souhaitant un « Au revoir Andrei » et merci de nous avoir donné de si belle musique.

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