Les premiers concerts de la saison 2026-2027 de l’Orchestre symphonique de Québec.
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SEPTEMBRE À L’ORCHESTRE NOS PREMIÈRES CHAISES À L’OEUVRE
La thématique de la saison, PARCE QUE C’EST
L’ORCHESTRE, prend tout son sens dès ce premier mois de concerts. Deux premières chaises
de l’Orchestre, Sheila Jaffé, violon solo, et Blair Lofgren, violoncelle solo, s’avancent sur
scène pour révéler toute la richesse du Double concerto pour violon et violoncelle de Brahms.
Une semaine avant, sous la direction de Clemens Schuldt, l’Orchestre symphonique de
Québec donne le coup d’envoi de sa nouvelle saison avec un programmes ambitieux, où
virtuosité, puissance orchestrale et grandes pages du romantisme européen sont au rendezvous.
Le concerto pour violon de Beethoven
Bartók, naissance du concerto pour orchestre
Mercredi, 16 septembre 2026, 20h
Jeudi, 17 septembre 2026, 10h30
Salle Louis-Fréchette, Grand Théâtre de Québec
Une exploration à 360° des ressources de l’orchestre nous attend pour le premier concert de
cette nouvelle saison, qui annonce à lui seul bien des aventures musicales. L’Ouverture festive
de Chostakovitch, composée à la demande du Théâtre Bolchoï pour le 37e anniversaire de la
Révolution d’Octobre, donne le «la» avec une jubilante célébration sonore. Sous les doigts du
virtuose Vadim Gluzman, le langage musical universel de Beethoven s’exprime dans son vibrant
Concerto pour violon qui, après avoir dérouté ses premiers auditeurs en 1806, est devenu l’une
des partitions les plus emblématiques du répertoire. Enfin, place à «la meilleure pièce
orchestrale du XXe siècle», aux dires du grand chef Serge Koussevitzky, qui commanda à
Bartók une œuvre majeure pour soutenir le compositeur dans les déboires de son exil aux
États-Unis pendant la Deuxième Guerre mondiale. Avec son Concerto pour orchestre, il inventa
ainsi un nouveau genre où chaque pupitre devient soliste et part à la recherche de territoires
inexplorés, jusqu’à une explosion conclusive à couper le souffle.
Puissant, fulgurant, spectaculaire: ainsi peut-on qualifier le Concerto pour orchestre que
Lutosławski acheva en 1954, dans une forme empruntée à Bartók et qui constitue l’apogée du
style folklorique de l’éminent compositeur polonais. Notre nouvelle violon solo, Sheila Jaffé, et
notre violoncelle solo, Blair Lofgren, apportent une touche de romantisme et de ferveur tour à
tour poétique et bondissante dans le célèbre Concerto de Brahms. Composée au bord du lac
Wörthersee, en Autriche, la partition nous emporte dans un élan de virtuosité aboutissant au
fameux finale, «à la hongroise», marqué par ses irrésistibles rythmes tsiganes. Nos sens
continuent d’être sollicités avec le célébrissime Boléro de Ravel, une de ses dernières œuvres
datant de 1928, dédiée à la danseuse Ida Rubinstein, icône des Années folles. Un rythme répété
à l’infini, deux longues mélodies envoûtantes réitérées 18 fois dans le crescendo le plus
impressionnant de l’histoire: le sortilège ravélien ne cesse de nous bouleverser.



