OSQ – LES ROMANTIQUES avec JOSHUA WEILERSTEIN et ALEXEJ GORLATCH


Comme tout le monde le dit, l’OSQ est sur une lancée exceptionnelle et cela continue ce soir lors du 1er concert des rendez-vous classiques présenté par Simons pour ce programme « Les romantiques » ayant Joshua Weilerstein comme chef d’orchestre et Alexej Gorlatch, pianiste en vedette, ce 1er octobre 2014 dès 20h au Grand Théâtre de Québec; le tout avait été précédé d’un prélude au foyer qui a été très populaire d’ailleurs.

Comme première pièce les musiciens de l’Orchestre Symphonique de Québec nous interprètent « Last Round » de Osvaldo Golijov et seules les cordes sont mises à contribution, donc les violons, violoncelles et contrebasses répondent aux directions de Joshua Weilerstein , jeune chef dynamique invité qui se joint au groupe. On ressent la frénésie de la composition aux allures de tango échevelé qui s’essouffle pour nous faire entendre sa tristesse avant d’entreprendre sa dernière tournée. Après le désarroi aux abords de la folie, arrive enfin la douceur et l’acceptation de la finalité comme une dernière étreinte puissante avant son dernier souffle.

Joshua Weilerstein chef d’orchestre Après une période d’installation, entre les deux numéros, c’est au tour du pianiste Alexej Gorlatch d’entrer en scène et lorsque l’on voit son doux visage, il est difficile de croire tout le parcours déjà fait mais lorsqu’on entend les premières notes qu’il tire de son instrument, on comprend bien qu’il a un talent inné rehaussé par des pratiques sans doute intensives. La dextérité dont il fait preuve est issue également de l’expérience cumulée partout dans le monde, traduisant également l’amour qu’il a pour le piano. L’enchaînement des notes en solo nous fait encore plus apprécier sa manière de jouer du piano.

Son jeu tout à fait charmant séduit les spectateurs dans son interprétation du Concerto pour piano no 2, en fa mineur, opus 21 de Frédéric Chopin. Dans la portion Larghetto la musique se fait plus prenante, délicieuse comme une déclaration d’amour, une berceuse pour le cœur qui se fait rassurante, enveloppante. On sent la passion qui suit le tempo pour s’élever. On est comme suspendus à la moindre note qui s’éveille et révèle un amour sans limites. Puis le jeu redevient plus rapide comme une cacade de notes qui se retrouvent au printemps lorsque les fleurs éclatent pour une coloration majestueuse sous le son d’une farandole après une ondée de pluie rafraîchissante redonnant vie à la nature endormie avec un son cristallin, comme le chant d’un oiseau passant.

En seconde partie du programme, on est invité à écouter la « Symphonie no 1, en si bémol majeur « du Printemps », opus 38 que Robert Schumann a créé en hommage à cette saison de renouveau, qui nous amène au cœur de la valse de la vie. L’OSQ joue sa rêverie avec dynamisme, élégance donc en étant à la grandeur de l’œuvre interprétée et de la splendeur du moment.

Alexej Gorlatch, pianiste Après le réveil de la nature on assiste à la renaissance des bourgeons qui s’étirent jusqu’à en devenir fleurs pour embaumer cet air nouveau sur lequel les papillons volent pour annoncer aux retardataires qu’il est temps de bouger car le printemps est déjà de retour avec ses prés verts, ses crocus colorés et la promesse d’un souffle tiède qui bientôt les caressera lorsque sa tâche sera accomplie et que le cycle se perpétuera. La danse printanière amène flûtes et percussions à s’exprimer en harmonie avec les cordes tendues mais résilientes qui font partie de ce grand bal lumineux.

Le prochain rendez-vous classique Simons aura lieu le 19 novembre 2014 avec les coups de cœur de Fabien Gabel et le programme portera sur le 100e anniversaire de la naissance de Maurice Blackburn, compositeur québécois et notre maestro recevra Jennifer Frautschi, violoniste… à mettre à votre horaire musical.

Visitez le site de l'OSQ pour connaître toute la programmation

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