Orchestre Symphonique de Québec - AIMEZ-VOUS BRAHMS? l'émotion à l'état pur!

Comme toujours les concerts de l'Orchestre Symphonique de Québec ont la faculté de nous émouvoir et de nous amener dans un autre monde pour quelques heures et le programme de ce jeudi 28 septembre 2017 nous offre de l'émotion à l'état pur. On débute par la "Symphonie minute" de José Évangelista qui prend son envol avec une musique joyeuse, dynamique qui à prime abord tourbillonne de mouvements aériens avec consonnances des mille et une nuits et de secrets cachés. Ensuite les passages subséquents se font à la course, en mouvements saccadés comme si tout pressait avant de repartir comme un bourdonnement , un questionnement incessant.

Orchestre Symphonique de Québec On poursuit avec "Concerto pour violon 1 en sol mineur" de Max Bruch avec comme soliste Karen Gomyo au violon. Dès les premières notes son violon séduit par sa voix qui monte dans les plus hautes sphères et elle se démarque aisément de la musique de l'OSQ offrant une trame de fond exceptionnelle. Elle apporte une note de fraîcheur et douceur dans cette océan de notes qui s'entrecroisent. Elle alterne selon les mouvements et y apporte aussi fougue, passion et une élévation musicale hors du commun. Son archet est un prolongement de son être, de son état d'âme; on la sent en constante communion avec la musique qu'elle ressent et nous traduit de manière touchante, inoubliable. Lors des passages plus doux on a la sensation de recevoir une caresse qui nous effleure, nous transportant dans un monde irréel presque divin.

Elle danse avec l'orchestre et nous fait participer au bal avec une musique enveloppante, presque ensorcelante qui porte un sourire aux lèvres. C'est joué de si belle façon qu'on dirait presque un douce prière qui remercie le créateur des cadeaux de la vie. Dans la portion adagio, c'est la vivacité qui reprend le dessus et débute ainsi une farandole joyeuse et altière représenté majestueusement par les musiciens de l'OSQ qui donnent des accords grandioses et puissants tout en contraste entre la puissance de l'orchestre et la soliste tout en douceur et légèreté, aux notes si fines. Elle a vraiment du panache et est saluée par des applaudissements répétés et bien mérités.

Karen Gomyo et l'Orchestre Symphonique de Québec Après la pause on revient avec Johannes Brahms et la symphonie no 3 en fa majeur avec un début princier, une musique qui nous donne soudainement l'impression d'ouvrir un grand livre d'histoires musicales qui nous amène dans les prés fleuris avant de traverser la forêt qui mène à l'aventure. On se sent soulevé par le rythme enjoué et enlevant qui nous raconte de belles aventures de nature en éveil, de papillons dansant et de gens qui s'émerveillent au son magique provenant du sous-bois; son attisant leur curiosité. On se demande parfois ce qui avait inspiré Brahms pour composer cette symphonie; qu'imaginait-il lorsque les notes se sont imposées et se sont assemblées comme un casse-tête magique.

Le maestro Gabel dirige les musiciens de main de maître traduisant l'émotion sous-jacente. Cette composition laisse transparaître une certaine propension à la joie, au bonheur; Brahms avait dû recevoir en songe la visite de fées qui l'avaient soupoudrer de poussière magique musicale pour l'aider à créer la magie de cette 3e symphonie. Elle nous enrobe de pure beauté et fait danser notre esprit tout au long et particulièrement dans le 3e mouvement qui explose de couleurs d'une douceur infinie, d'une nature paisible. Avant de passer en allegro où il donne l'impression d'être assailli de questions et se rebute contre ces changements si mouvementés et frappant d'intensité se terminant dans de longues ovations en vagues.

Karen Gomyo et l'Orchestre Symphonique de Québec À ne pas oublier l'Hommage à Bowie et Prince qui aura lieu les 5 et 6 octobre 2017 à 20h au Grand Théâtre de Québec avec David Martin comme chef d'orchestre et les Jeans'n Classics (vocal) célébrant en chansons deux musiciens de génie, deux légendes de la musique, deux artistes visionnaires qui ont changé l'univers de la pop.