La Huitième de Beethoven Mercredi 7 octobre 2026 à 20h Palais Montcalm
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On imagine souvent Beethoven plongé dans de grandes tragédies musicales. Pourtant, lorsqu’il compose sa Huitième symphonie en 1812, il semble surtout avoir envie de s’amuser et d'étonner.
Sourire malgré la tempête
À cette époque, le compositeur traverse pourtant des années mouvementées. Sa surdité progresse, sa santé l'inquiète et sa vie personnelle est troublée. C'est d'ailleurs l'année de sa célèbre lettre adressée à son « Immortelle Bien-aimée », dont l'identité demeure encore mystérieuse.
Prendre tout le monde à contre-pied
Après l'immense succès de sa Septième symphonie, le public s'attend à une œuvre monumentale. Beethoven choisit plutôt une musique vive, lumineuse et remplie d'esprit. Il prend un plaisir évident à bousculer les attentes, refusant de se laisser enfermer dans le rôle du génie grave et tourmenté.
C'est précisément ce qui rend cette œuvre si attachante: derrière le monstre sacré de l'histoire de la musique, on découvre un Beethoven plus intime, ravi de jouer avec les codes de son époque.
Plus de deux siècles plus tard, la Huitième symphonie conserve toute sa fraîcheur. Une œuvre qui nous rappelle que même les plus grands génies aiment parfois sourire.
Le 7 octobre, cette symphonie partagera l'affiche avec le pétillant Deuxième concerto pour piano de Chostakovitch, interprété par la pianiste Eva Gevorgyan, sous la direction de la cheffe invitée Izabelė Jankauskaitė.



