L'Orchestre symphonique de Québec et les Violons du Roy - Le sacre du printemps!

Après la présentation à guichet fermé du 22 janvier 2020 du programme "Le sacre du printemps" au Grand Théâtre de Québec, ce matin 23 janvier 2020 à 10h30 c'est devant plus de 1000 personnes que Fabien Gabel, chef, a dirigé les musiciens de l'Orchestre symphonique de Québec, tout comme l'a fait Mathieu Lussier, chef, pour les Violons du Roy. Un record de participation pour une présentation de la «Série Les Matins en musique» pour cette œuvre révolutionnaire de l’histoire de la musique!

Mathieu Lussier, chef, pour les Violons du Roy Ombrage Avant de débuter on nous rappelle que le concert d'aujourd'hui est un moment historique car pour la première fois les deux orchestres, Violons du Roy et Orchestre symphonique de Québec, se retrouvent sur la même scène pour un concert unique unissant leurs forces pour interpréter le Sacre du printemps, chef-d’œuvre monumental qui nécessite la présence d’un nombre impressionnant d’instruments sur scène. Stravinski signe une œuvre d’une prodigieuse inventivité qui influencera ses pairs pour les générations à venir. Fait rarissime, deux chefs dirigeant tour à tour les musiciens.

Trompetiste Hakan Hardenberger et Maesto Gabel Ombrage On débute par "Les élémens" de Rebel, dirigé par Mathieu Lussier à la barre de cette œuvre baroque inspirée de la Création, très imposant par la sonorité dans le chaos, suivi par Loure 1 et Chaconne (3 éléments sur 10 en matinée) avec quelques accents aériens et printaniers. Jouant sur la scène agrandie permettant d'avoir les deux orchestres en même temps en nous faisant partager leur amour de la musique sur la scène de la Salle Louis-Fréchette.

Après un repositionnement des chaises et emplacements des musiciens c'est l'entrée de Fabien Gabel au pupitre pour la portion "Concerto pour trompette et orchestre" de Henri Tomasi et dès les premières notes on est séduit par le timbre de l'instrument qui nous transporte dans un autre monde celui que nous a fait sentir Hakan Hardenberger, trompettiste en interprétant de somptueux arrangements avec l'Orchestre qui en trame de fonds se font un certain duel par moments ou jouent en symbiose également.

Maesto Fabien Gabel Ombrage Une belle complicité s'est installée dès le départ nous donnant un rendu séduisant avec des clochettes féériques, des percussions éclatantes et la trompette qui chante et nous amène dans son sillon radieux. Pour la portion nocturne on a un son plus feutré, avec un embout spécial, nous faisant ressentir une chaude nuit tropicale flottant sur la richesse de l'orchestre. Puis une finale très colorée grâce à la trompette que l'on entend rarement en solo ave l'Orchestre , concerto qui nous a permis de vivre les prouesses phénoménales du trompettiste Hakan Hardenberger, dans cette œuvre de Tomasi qui s’imprègne des musiques de Bach à nos jours, en passant par le jazz.

Trompetiste Hakan Hardenberger et Maesto Gabel Ombrage Ensuite on replace encore plus de chaises et repositionne la scène pour permettre à tous les musiciens de prendre place sur scène en même temps pour "Le Sacre du printemps", le troisième des grands ballets que Stravinski écrivit à l'intention des Ballets russes. Cela donne une entrée impressionnante des musiciens puis de Fabien Gabel qui dirige le tout de manière très dynamique et qui a su insuffler une profondeur particulière à cette création nous présentant un premier tableau: l'adoration de la terre. On ressent aisément l'intensité du jeu des musiciens dans cette pièce remplie de rebondissements très sonores avec les tambours, trombones, trompettes qui résonnent parfois de manière fracassante et les violons qui mènent le bal.

Dans le second tableau, le sacrifice, on retrouve les pierres consacrées sur les collines, on glorifie Celle qui fut désignée pour être livrée aux Dieux et on appelle les Aieux, témoins vénérés pour assister à ce sacrifice pour Larilo, le dieu de la nature, le magnifique, le flamboyant et toute la musique reflète ces sentiments plus grands que nature comme la présentation de l'Orchestre et des Violons du Roy. Le tout se terminant par une ovation monstre qui semblait ne pas vouloir s'arrêter.

L'Orchestre symphonique de Québec et les Violons du Roy - Le sacre du printemps Ombrage Dès 9 h au foyer de la salle Louis-Fréchette, café et viennoiseries étaient offerts par Chartwell, résidences pour retraités. Ces escapades matinales permettant aux adeptes des grands classiques de profiter des plus belles œuvres du répertoire symphonique dans une ambiance chaleureuse.