OSL – MUSIQUES IMMORTELLES – L’envers du décor

Pour le dernier programme de la saison 2014-2015 l’Orchestre Symphonique de Lévis nous offrait tout un programme pour leur 30e anniversaire rempli de musiques immortelles. Cette fois c’est l’envers du décor qui a attiré notre attention et je peux vous assurer que bien que différent, c’est tout aussi grandiose d’assister à la générale. Sans habit de gala on reçoit la musique à l’état pur, se concentrant sur la note, sur la musique qui nous fait vibrer et qui résonne dans notre esprit si longtemps.

J'espère qu'ils vont être plus sérieux ce soir semble se dire le Maestro On réalise ainsi tout le travail pour cibler la perfection : les pratiques, les corrections, les conseils qui vont donner encore plus de puissance au jeu et mettre en vedette les solistes lorsque nécessaire et la direction du maestro qui améliore le tout pour en faire un programme enlevant et captivant. Dès le début on voit le souci du détail mais on se laisse rapidement porter vers l’essentiel, vers la reconnaissance de musiques immortelles, que tout le monde aime, que l’on connaît ayant parfois peuplé notre univers auparavant car elle ont été popularisées grâce aux dessins animés, le ballet ou à l’opéra comme moyen de transmission.

En plus de pièces magnifiques tirées du répertoire de Strauss, qui nous enchante comme toujours, l’OSL reçoit Christopher Hall, clarinettiste soliste qui interprète le 1er concerto pour clarinette, op.73 de Weber, un compositeur que Beethoven tenait en très haute estime. La pratique a donné lieu à plusieurs reprises pour s’accorder parfaitement bien avec les musiciens de l’OSL ,qui orchestre si bien cette pièce et afin de trouver l’intensité désirée par le Maestro Auger. Arriver à l’accord parfait n’est pas chose simple car lorsqu’on est rendu à présenter le résultat final tout le travail sous-jacent n’est pas visible et on oublie ce travail acharné qui donne cette prestation parfaite le soir du gala : la douceur de la clarinette mise en vedette et s’élevant de l’orchestration des autres musiciens devenant de l’art vivant représentant l’esprit du créateur.

L’oreille critique du chef d’orchestre est le miroir permettant le résultat escompté : une homogénéité de sons, de notes qui glissent comme du miel avec qui la fleur a été butinée, donnant un délice qui nous est offert. Lors de mises au point, parfois les rires fusent avant de reprendre le travail acharné et le résultat est encore plus frappant. La majestuosité des mouvements contraste avec le sérieux des notes à aligner donnant ce résultat magique au final et qui éblouira les spectateurs présents.

J'espère qu'ils vont être plus sérieux ce soir semble se dire le Maestro 1, 2, 3, 4, pom pom pom, que 3 croches, plus encore…et on reprend le travail c’est incroyable de voir l’énergie nécessaire à l’accomplissement d’une telle tâche, c’est monumental, des heures de travail pour des portions de 10 ou 15 minutes. Tous ces étuis lustrés qui attendent de reprendre leur rôle de protecteur pour tous ces instruments de valeur, qui donnent leur corps pour créer la magie; le pouvoir de l’interprétation qui se veut légère, modérée ou passionnée pour faire apparaître dans notre imaginaire une vision enlevante, nous amenant dans un univers intemporel de grandes œuvres qui traversent les générations et époques.

La valse du printemps de Strauss est d’une beauté exceptionnelle , époustouflante qui fait ressurgir les souvenirs d’enfance; sa puissance épouse la douceur de fond et met du baume sur une journée surchauffée, totalement majestueux, enlevant. Pendant cette portion d’avant gala, les bénévoles s’affairent à placer les cartons sur les bancs, monter la station d’accueil, préparer billets et programmes pour la distribution , mettant une dernière touche à l’éclairage et à la salle ...tout sera prêt pour ce soir.

Maestro Gilles Auger et Christopher Hall ont hâte au Concert de ce soir Le son de la Cavalerie légère de Von Suppé surprend car leur attaque est fulgurante, flamboyante et nous transperce lors de sa charge, qui résonne familièrement à nos oreilles car on l’a entendue à maintes reprises, mais rarement de cette manière, si vigoureuse et magistrale, nous donnant le goût de participer à la parade. Puis on saute jusqu’au showcase, la portion du concerto pour clarinette ayant été déjà pratiquée plus tôt mais qui ce soir aura un effet bœuf en finale de première partie.

La seconde partie nous amène encore une fois dans l’univers de Strauss avec une valse tourbillonnante de la Chauve Souris (ouverture d’opérette) donnant le goût de valser sur cette musique divine. La Bacchanale de Saint-Saens poursuit dans le même sens étant tiré de l’Opéra Samson et Dalila… très enlevant aux abords parfois exotiques avant d’enchaîner avec le très célèbre Boléro de Ravel toujours aussi envoûtant et immortel étant presque euphorisant de par son rythme répétitif devenant plus présent.

Toxédo ou non, c’est toujours fascinant de voir le Maestro Auger diriger son orchestre avec une main de velours, une telle vigueur et couleur habituelle, aux mouvements presque hypnotisants; on ressent sa passion se communiquer à tous les membres de l’orchestre qui répondent à la note près. En rappel, une surprise, un cadeau pour tous les spectateurs présents ont eu mais que l’on devra déballer seulement à la prochaine saison et qui sera annoncer bientôt sur le site de l’OSL, donc c’est à suivre.

L'Orchestre derrière les notes Tout un programme digne des 30 ans de l’OSL joué avec entrain, vigueur et grandeur; provocant une tempête d’émotions. La musique demeure immortelle aux yeux du cœur et aux oreilles de l’âme; elle offre une projection d’images uniques à chacun qui ne demande qu’à surgir tout comme elle seule fait vibrer les musiciens qui lui donnent vie.

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