OSL présente L’HYMNE À LA JOIE de BEETHOVEN!

Orchestre Symphonique de Lévis C’est le 14 mars 2014 que l’Orchestre Symphonique de Lévis nous a présenté un programme monumental soit la 9e symphonie de Beethoven et sa célèbre Ode à la Joie avec le concours du Chœur du Vallon, de Vox Dulcis ainsi que de quatre solistes chanteurs. Cette dernière symphonie du grand compositeur est son testament à l’humanité et il s’agit d’un grand cri du cœur du compositeur à l’homme.

Comme entrée en matière et pour nous amener à la pièce de résistance, le 2e mouvement de la 7e symphonie de Beethoven dirigée par Stéphane Lebrun nous présente de beaux accords dans lesquels on entend les notes distinctives des violons en avant plan et autres instruments à cordes qui s’expriment comme s’ils nous amenaient à l’entrée d’un pré verdoyant ou les jeunes fleurs s’ouvrent discrètement et sourient aux papillons les effleurant au passage. On s’y aventure timidement attendant que la grande aventure commence. On en profite pour écouter battre la vie dans cette naissance printanière.

Les accords parfois dramatiques nous amènent à cotoyer les pensées de Beethoven qui jongle avec l’idée principale poussant les gens à s’aimer les uns les autres en s’adressant à des millions d’êtres humains pour qu’ils arrêtent la guerre – ce qui nous semble futile lorsque l’on constate à quel point les guerres se sont succédées depuis la création de la 9e symphonie. Cependant si les cœurs prenaient le temps de s’imprégner de la beauté classique de cette musique, ils auraient peut-être plus l’âme à la joie, apprécieraient plus la nature et voudraient la préserver.

La grandeur de la vie y est dépeinte avec ses variantes qui se font entendre lors des orages traduites majestueusement par les percussions puis le soleil revient faire sécher les larmes des feuilles avant que les jeunes pousses se secouent et s’étirent pour mieux capter la chaleur environnante avant de se joindre vivement aux autres créations désirant souligner leur joie dans un hymne grandiose éclatant de sons aux milles couleurs.

Comme à son habitude, la musique sort littéralement du maestro Gilles Auger qui dirige allègrement les musiciens de l’OSL qui ont le plaisir de voir son visage si expressif, qui exprime chacun des mouvements et leur insuffle l’intensité nécessaire selon le moment. La façon dont il bouge en dit long sur le cheminement de la pièce interprétée… un vrai plaisir de le voir diriger ces 4 mouvements de la 9e symphonie; il commande la perfection et la reçoit en retour.

Soubresauts, envolées, promenades, danses sautillantes, course dans les bois… toutes ces notes évoquent une multitude de sensations se rencontrant, s’affrontant presque pour mieux se joindre dans un vœu pieux. Le 3e mouvement ouvre une fenêtre paisible à l’aube d’un doux matin après que la nuit soit effacée et que les ombres soient choses du passé. Les petits faons s’abreuvent au lac où l’eau pure apaise les peurs, les lapins causent fleurettes à leurs amies; la nature met ses plus beaux atours pour montrer comme elle peut être belle lorsqu’on aime.

Elle apaise les tourments et offre un arc-en-ciel de petits bonheurs joyeux qui nous surprennent lorsque l’on ne les attends pas, calmant les tempêtes intérieures qui voudraient bien naître à leurs tours. Après le tumulte on entend le rire cristallin de la cascade qui descend la vallée pour mieux la fleurir et faire chanter l’oiseau, des instants de liberté que pourrait partager le monde entier.

Orchestre Symphonique de Lévis En finale, le doute et la tourmente reprennent du service, tout en confrontant l’optimisme et la joie de vivre. Le violoncelle commence cet hymne d’un ton profond puis les violons joignent leur voix avec un ton plus aérien étant rejoints par les autres instruments dont la couleur fait exploser ce chant rehaussé par les voix puissantes des solistes et du chœur; comme si les anges mêlaient leurs voix pour en augmenter la beauté, une finale puissante et magique qui est saluée par une longue salve d’applaudissements et de bravos des spectateurs complètement séduits et ravis.

On apprend que l’OSL est finaliste aux Pléiades dans la catégorie distinction, que le 23 avril tout le monde est invité à se procurer des billets pour le cocktail bénéfice de l’OSL et qu’après le concert de Symphonicado du 31 mai 2014,pour le début de la prochaine saison, l’OSL recevra l’OSQ le 9 octobre 2014… de belles dates à mettre à votre agenda (plus d’informations sur le site de l’OSL)

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