OSL DÉBUTE SA SAISON 2014-2015 AVEC DARREN LOWE, violoniste soliste invité


Pour débuter cette nouvelle saison en cette soirée du 13 décembre 2014, l’OSL nous présente à l’Espace Symphonique de Lévis un programme en deux parties débutant avec « Le grand concerto pour violon, op61 » de Ludvig Von Beethoven avec comme soliste invité : Darren Lowe, violoniste de l’OSQ accompagné fièrement par les musiciens l’OSL. Le Maestro nous apprend que ce concerto pour violon est celui qui est le plus estimé et respecté des violonistes car dans ce chef-d’œuvre du répertoire du violon, c’est la musique qui prend toute la place permettant à Beethoven ne nous amener dans son royaume de musique pure donnant la voix au violon.

La complainte vivifiante du soliste ressort de la trame de fond appuyant son jeu. Darren Lowe attaque la pièce avec un doigté particulier, l’archet répondant avec vigueur ou douceur selon le moment; on sent qu’il répond à l’appel du maître d’œuvre. La nature s’offre à nous avec puissance, magnificence tout en permettant une cascade d’accords délicieux ne demandant qu’à s’élever de plus en plus haut. Après avoir traversé la tempête, par vents et marées, on sent rejaillir l’espoir grâce à la résilience des archets se regroupant pour mieux traduire ces moments précieux, le tout sous la direction du maestro Gilles Auger.

Darren Lowe, violoniste Après une portion solo de Darren Lowe qui ressemblait à une fervente prière, les musiciens de l’OSL continue de créer une base solide permettant de raconter l’histoire pour que la musique devienne magie. Savant mélange de portions où alternent le soliste et l’orchestre donnant diverses dimensions à ce grand concerto de Beethoven et apportant une emphase particulière sur les moments plus dramatiques puis allant de la farandole à la chasse au cor, on ressent plusieurs danses qui s’enchaînent tout au long, comme une course au bout de l’infini.

Après l’entracte les musiciens de l’OSL se mettent sur un diapason plus léger ayant rapport avec le thème de l’eau que ce soit à la grandeur de Fjord avec Jean Sibelus et « Finlandia, op.26 », dirigé par le nouveau chef stagiaire Romain Garnier. On entend le torrent grondé puis le bruissement de l’eau qui se repose au bas de la chute avant de passer son chemin…son parcours se poursuit parfois à l’échevelée avant de couler vers une prairie qui semble accueillante. Pour une première apparition au pupitre, le chef a su nous démontrer qu’il suivait très bien les conseils et enseignements du maître, avec fougue et énergie.

Darren Lowe, violoniste Avec « La Moldau » de Bedrich Smetana, on se retrouve à la croisée des sources, un cheminement de rivières qui s’entremêlent tout en courant pour devenir un fleuve majestueux s’ouvrant sur la ville, tout en jetant un œil en passant sur le rivage collectant des petits bonheurs des villageois rencontrés en chemin, une fête grandiose des sens et du son. Comme toujours les musiciens de l’OSL ont le don de créer des moments délicieux grâce à la qualité de leurs interprétations nous amenant à imaginer de si beaux rêves.

Puis en finale, notre cadeau de Noël cette année : « Le beau Danube bleu », op. 314 de Johann Strauss Jr, si beau, si doux et qui réveille notre imagination depuis notre enfance nous éblouissant tout autant chaque fois. Et comme surprise, on a invité les courageux à venir danser cette grande valse sur le plancher de danse à l’avant…quelques couples se sont prévalus de cette offre unique, ajoutant ainsi un brin de magie à la soirée déjà merveilleuse.

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