THE MUSICAL BOX…de retour au Grand Théâtre de Québec

Mondialement acclamée pour ses méticuleux hommages à Genesis, la formation The Musical Box est de retour au Grand Théâtre, cette fois-ci pour y présenter l’intégrale de Selling England By The Pound en ce 17 avril 2014 pour une soirée inoubliable reproduisant également les costumes, masques, projections, éclairages qui faisaient partie intégrante de la version originale.

À l’aube des années 1970, un phénomène musical allait marquer la scène internationale et redéfinir le concept même du spectacle rock. C’est à l’automne de 1973 que le groupe anglais Genesis amorce la tournée suivant la parution de son tout récent album : Selling England By The Pound. Le public sera alors témoin d’une expérience « multimédia » extraordinaire pour l’époque, la théâtralité de l’interprétation de Peter Gabriel et la majestueuse musique de Genesis, à son apogée, feront date. L’un des grands moments dans l’histoire du rock, selon tous les experts… et les mélomanes.

Music Box au Grand Théâtre de Québec Ce soir, très attendus par leurs fans, The Musical Box débute le show par une sorte de messe psychédélique avec vêtements fluo ressortant sur scène spécialement aménagée avec black light, coucher de soleil inclus…leur musique se répand dans le Grand Théâtre comme une traînée de poudre avec une fenêtre sur le jour et la nuit des années 1970.

« Dansons avec le chevalier de la lune » avec effets musicaux et visuels particuliers se modifiant au fur et à mesure de l’histoire à raconter , de la vibration qu’ils veulent donner. Les musiciens très expérimentés nous montrent leur savoir-faire pendant que le soliste complète sa métamorphose avec un sens inné de la scène qui transparaît dans chacun de ses mouvements; qu’il représente un personnage mythique, un grand prêtre magicien de la lune avec ses costumes très colorés et ses mimiques assortis ou qu’il devienne un flûtiste invertébré ajoutant une nuance supplémentaire à ce style interplanétaire.

Music Box au Grand Théâtre de Québec La façon de présenter les pièces en racontant des histoires aux abords rigolotes ajoute du piquant dans une salle qui se retrouve parfois dans la pénombre comme dans une salle obscure de cinéma ( the cinema show) ou baignée d’étoiles brillantes venant de la boule disco tournant sous un rayon de lune donnant une atmosphère assez « spatiale ». L’émotion monte d’un cran lorsqu’ils débutent « firth of fifth » et on a l’impression que leurs mouvements imagés se découpent de leur stage qui est comme un paravent chinois géant, changeant de couleur, de dessins selon les projections arrière; comme s’ils étaient des génies emprisonnés à l’intérieur d’une « lava » lampe incandescente.

Ils sont sur la même longueur d’onde que les centaines de têtes qui bougent au même rythme qu’eux, ressentant leur musicalité jusqu’au bout des doigts de manière lancinante, pénétrante donnant lieu à des applaudissements qui se font de plus en plus pressants au fur et à mesure des pièces pour atteindre leur paroxysme avec « La boîte à musique » telle qu’annoncé par le chanteur qui passera de la jeunesse à la vieillesse en quelques minutes avec une telle habileté qui n’a d’égale que son passage où il devient une fleur magnifique avec panache, couleur avant de revenir à sa flûte, alternant son rôle de chanteur et de musicien. Ils ont su enflammer la scène et leurs fans avec une prestation flamboyante pendant deux heures, sans interlude, pour ne pas briser le lien continu avec leurs fans dont les yeux brillaient de plaisir.

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