L’exposition Incarnations. Photographies de la collection du MNBAQ de 1990 à aujourd’hui

Avec l’aide d’outils numériques, la peau est lissée, rosie ou dorée, les cernes sont effacés, les poils et les replis indésirables sont supprimés : l’authenticité est pulvérisée en quelques clics de souris. Armé d’un téléphone intelligent, chacun mitraille son corps pour réaliser une image correspondant à celle qu’il veut projeter. L’égoportrait est partagé sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas une image que l’on souhaite faire valider, mais bien une existence que l’on désire enregistrer sur le Web et voir glorifiée par l’amour de centaines d’amis virtuels, le nombre de « J’aime » révélant la réussite ou l’échec de cette quête.

Exposition Incarnation À l’ère où les selfies en quête d’amour se multiplient à l’infini, où les publicités affichent des corps retouchés à l’extrême, l’exposition Incarnations prend le contrepied de cette culture de la surface en réunissant une trentaine de photographies d’artistes québécois dans lesquelles le corps consigne les bouleversements qui nous affectent. Ces œuvres font ainsi l’éloge du monde sensible, de cette chair qui peut à la fois toucher et être touchée et de ce corps qui porte fièrement les traces de son existence, de ses bonheurs et de ses souffrances.

Une exposition bouleversante, qui se veut surtout le portrait de démarches artistiques essentielles, celles d’artistes ayant choisi de placer les rapports humains et la notion d’identité au cœur de leur art.

Les artistes
Raymond April, Nicolas Baier, Geneviève Cadieux, Michel Campeau, Donigan Cumming, Evergon, Éliane Excoffier, Nathalie Grimard, Milutin Gubash, Paul Lacroix, Corine Lemieux, Roberto Pellegrinuzzi, Jonathan Plante, Jean-Jacques Ringuette, Andrea Szilasi et Chih-Chien Wang et Irene F. Whittome.

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