LUC LANGEVIN, l’illusion parfaite devant une salle comble au Grand Théâtre


Les 14 et 15 novembre 2014, le Grand Théâtre de Québec devenait la scène où Luc Langevin a fait entrevoir une partie de ses rêves devenus réalité et a séduit les spectateurs qui ont rempli à craquer la salle pour mieux voir de leurs yeux les illusions qu’il avait préparées pour eux. Issus de son grimoire, qu’il a commencé à créer à l’adolescence, ces numéros sont simplement fascinants et par moment incroyables.

Ce n’est pas de la magie, ce n’est pas seulement de la manipulation ou de l’illusion c’est un produit unique à essence magique qui nous emporte dans son monde, celui de l’imagination qui part d’un rien, d’une idée, qui se développe parfois pendant des années, aidé par le monde des mathématiques, qui ébauche le plan nécessaire à la réalisation de ses rêves.

La mise en scène semble minimaliste au départ car notre regard est centré sur l’arrivée du grand maître sur écran bleu à l’intérieur d’un tableau qui nous semble de plus en plus vivant, qui nous l’amène sur le stage d’une manière assez phénoménale. Ce tableau nous fera voir les dessins devenus réalité, une interaction aux bords de l’inimaginable ou de l’incroyable et qui nous fait nous demander comment est-ce que c’est possible.

Que ce soit des cartes, des balles, des poissons qui apparaissent miraculeusement, tous les médiums sont bons et spectaculaires, car je ne saurais obtenir un aquarium coulant d’un drap assurément. Il implique beaucoup le public qui ne demande pas mieux que de se passer un ballon à tête chercheuse donnant des informations qui seront la base d’un truc dont les réponses sont cueillies au hasard, ou le sont-elles vraiment…car elles proviennent de suggestions presque invisibles que Luc a installé habilement dans son décor, piquant ainsi la curiosité des gens un bon nombre de fois.

Grâce à son carnet d’identité il a créé une codification particulière pour ses cartes imagées de dessins, de chiffres et lettres, avec lesquelles il trouvera les noms de personnes qui ont été pigées pendant le spectacle. Il communique avec son public de manière plutôt humoristique, très naturel et on sent l’amour circuler entre lui et ses fans pour qui la science revêt des allures de magie.

Un de mes numéro préférés est celui des ombres chinoises qui ouvre un livre à distance par sa pure pensée, fait voler un oiseau de papier où le feu s’envole littéralement. Notre cerveau essaie de comprendre comment il peut faire disparaître des objets sur scène pour que la personne près de lui les retrouve ensachés dans un ballon mystérieux qui était resté dans la salle –un casse-tête absolument délicieux et à voir ; il y prend un méchant plaisir lorsqu’il voit que l’assistance est totalement confondue.

Mais je crois que c’est la vision de l’impossible tour d’équilibre qui image le coffre de jouet d’un enfant et de l’architecte de l’improbable qui nous a montré à quel point il est possible d’accomplir des choses qui se tiennent si on se donne la peine de l’imaginer et de les construire…lorsque son corps peut remplacer un objet inanimé et devient partie intégrante de cette sculpture subissant les lois des mathématiques.

Cet enfant de 6 ans qui désirait devenir magicien et qui depuis 6 ans vit son rêve de manière professionnelle a inventé (après sept ans de pensées) un sudoku démoniaque à partir de ses 6 numéros préférés et de ceux de gens choisis aléatoirement pour un résultat époustouflant avant de nous prouver que la perception des choses que l’on a n’est pas toujours la réalité car les apparences sont parfois trompeuses.

Que l’on soit un enfant qui l’assiste pour un numéro de boules magiques qui se multiplient dans ses mains ou un adulte qui en rit car parfois on voit où va la baballe, on est tous surpris par ses jeux de mains rapides qui en a mystifié plus d’un. Comme nos pensées influencent l’avenir on doit croire en nos rêves et le plus grand ce soir de Luc Langevin…nous prouver que la télé-transportation existe en disparaissant d’un côté d’une boite géante séparée en deux (de chaque côté de la scène) pour retrouver son ballon rouge en marchant dans le vide de l’univers peuplé de milliards de particules…laissant bouche bée une assistance qui n’en croyait pas ses yeux devant l’illusion parfaite.

« Si vos rêves semblent inatteignables ce n’est qu’une illusion » a déclaré un Luc Langevin heureux, souriant et s’amusant des visages ébahis de ses fans qui l’ont rejoint après la présentation pour avoir son autographe et se faire prendre en photo avec lui. Vous aurez la chance de l’approcher dans l’un de ses spectacles en tournée au Québec jusqu’en décembre 2015 car en février 2016 ce sera la France qui pourra se laisser séduire puis les Etats-Unis en 2017 ou 2018. Il a vécu un grand « thrill » en performant sur la même scène que David Copperfield, le plus grand magicien de tous les temps selon lui.

Lorsque je lui ai demandé « Maintenant que tu as accompli ton grand rêve d’enfant, quel sera ton plus grand rêve d’adulte? »…il a répondu amusé et candidement avec une flamme brillante dans les yeux qu’il « demeurera toujours un enfant dans un corps qui vieillit » ou si peu car son énergie, son bonheur, sa gentillesse, ses interactions humoristiques nous laisse entrevoir le jeune de 6 ans, tout content d’avoir gagné son pari, dans un corps qui semble rajeunir sous l’effet du rêve réalisé.

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