KENNY « BLUE BOSS » WAYNE charme lors de son passage à La Chapelle!

Avec son spectacle « Jumpin & Boppin, le bluesman Kenny Wayne , une légende vivante qui a collaboré avec d’autres légendes comme Billy Preston, Sly Stone ou les Doobie Brothers, est venu charmer les spectateurs et amateurs de Blues qui s’étaient assemblés pour l’accueillir le 2 décembre 2017 à la salle du Centre d’art La Chapelle. Il était accompagné du Ben Racine Band, un groupe légendaire de rythm & blues exceptionnel qui ont tout au long de la soirée ont brillé par leur dextérité, leur sens du rythme et leur énergie contagieuse.

Kenny «Blue Boss» Wayne Ombrage Dès le départ les saxophones se démarquent en accord avec le guitariste soliste qui respire le blues et qui a un son si profond de blues malgré son jeune âge . Membre officiel du temple de la renommée du piano boogie-woogie Kenny Blue Boss Wayne fait une entrée très marquée et on sent que ça va swinger toute la soirée et que le Boogie woogie coule dans ses veines car ces doigts sont en feu dansant sur les notes du piano qui s’enflamme sur la pièce « dont let go » .

Ils enchaînent avec « Bankrupt Blues » après que Kenny nous ait expliqué d’où venait son inspiration accompagné de quelques anecdotes pertinentes qui font bien rire. Cette pièce très puissante et rythmée et nous donne de très beaux solos en partant du saxophone pénétrant suivi de la guitare explosive pour revenir au piano solo, les instruments chantant la mélodie chacun leur tour. « Look out, a train is coming » créé pour une dame riche, arrogante de New-York qui ne regardait pas où elle allait et nous démontre encore la dextérité de tous les musiciens.

Kenny «Blue Boss» Wayne Ombrage « Fantasy meet reality »nous amène à une église Baptiste où on entend chanter les saxophones et dont le rythme nous fait taper des mains et pieds particulièrement pendant les solos du pianiste qui semble foncer à toute vitesse comme un train fonçant sur la ville. Mais ma portion favorite débute avec « Oh Happy Day » pour se terminer par un magistral « You don’t know me » divinement joué langoureusement, accents profonds so « saxy » grâce à « Show off Ken » . Ils jouent avec le rock dans « Rock rock rock little girl » et on résiste à peine à demeurer sur nos sièges. La première heure passe si vite et dès que l’on reprend on se trouve dans le Chicago Blues avec « Blues stew » et « Born in Chicago » qui décoiffent avant de nous chanter une pièce de son prochain album « I need your loving » .

Par moments on se croirait à la Nouvelle Orléans, dans un piano bar écoutant le pianiste joué sa dernière chanson de la soirée accompagné du saxophone tout amoureusement, langoureux et qui fait tripper toute la soirée . Kenny continue de nous raconter son enfance, adolescence et qui nous montre son cheminement expliquant le mélange gospel et blues qu’il aime bien offrir comme dans « Going down south » si joyeux avant de nous ramener en Georgie avant son de piano si riche et belle voix dans « Georgia on my mind » pendant que l’orchestre prend un petit break.

Kenny «Blue Boss» Wayne Ombrage La soirée continue sur un train d’enfer et il dédie « Boogie Woogie Mamie » aux femmes présentes sous de savants mélanges d’ éclairages bougeant sur la musique comme tout au long de la soirée, avec de beaux duos d’instruments qui nous apportent toutes les gammes de sons graves à aigus selon le moment. Pour les dernières chansons les gens n’ont pas résisté et se sont levé pour danser surtout pour « Shake, rattle and roll » qui fait chanter tous les amateurs qui se sont gaver de l’énergie dégagée de ce spectacle de plus de 2 heures et je crois bien que Kenny Blue Boss Wayne aurait pu continuer toute la nuit.