JOAN BLUTEAU CHANTE DALIDA…AU VBP


Ce samedi 18 octobre 2014 au Vieux Bureau de Poste Joan Bluteau a chanté Dalida avec une voix chaude, puissante et juste devant une salle pleine à craquer qui ont adoré leur voyage avec la star. Son hommage à Dalida elle le fait depuis des années et de diverses manières; ce soir c’est un spectacle intimiste accompagnée seulement par Jean-Philippe Bouffard, un pianiste avec un doigté et une passion palpable qui traduit bien l’émotion du moment.

Le tout débute par un intro musical magnifique qui résume bien une partie du programme de la soirée puis c’est l’entrée de Joan Bluteau, vêtue d’une robe blanche à paillettes qui lui sert d’écrin pour la première portion des chansons qu’elle a choisies soit pour leur popularité ou parce que les paroles lui parlaient et qu’elle voulait nous les faire connaître. Comme Dalida a enregistré plus de 1000 chansons, le choix est presque impossible à faire mais donne aussi la possibilité de créer un spectacle nouveau aussi souvent qu’elle le peut.

Joan Bluteau chante Dalida Elle brille de milles feux sous l’éclairage qui l’enveloppe et lorsque qu’elle chante « Bambino » on entend le plaisir du public qui apprécie sa façon de délivrer ce riche répertoire. On passe de l’Italie, à l’Espagne, à la Grèce et autres endroits dont la star a mis au centre de ses chansons pour un voyage musical sans pareil. Sans plus attendre le chœur des spectateurs s’est joint à la fête en chantant ses paroles qui leur sont si chères ou en tapant des mains lorsqu’elle rythme le pas en dansant sur « les gitans » et « Zorba ».

Toute sa personne respire Dalida et ses paroles semblent sortir d’un autre espace temps; on a l’impression qu’elle est devant nous dans sa robe majestueuse, ses bas de résille et un charme qui la rend chère à son public; elle est proche des gens et sans le vouloir à certain moment la ressemblance est parfaite avec ses accents italiens. Le temps semble suspendu à ses lèvres lorsqu’elle chante « Avec le temps » et on sent aisément qu’elle est « Amoureuse de la vie », que la scène est sa maison avec passion, tendresse ou fougue selon le tempo souhaité. On la voit plus exubérante dans « J’attendrai » et plus vulnérable dans « 18 ans » et elle prendrait plus encore toute sa mesure dans une revue musicale avec plumes et paillettes entourée de danseurs; mais elle demeure la femme séductrice se battant contre la solitude transposant si bien la vérité de son idole.

Après une courte pause, la femme fatale refait surface de noir vêtue, avec brillants, étole de renard blanc; son image est tout simplement frappante et sa façon de faire son hommage nous enrobe dans cet hymne à l’amour pour celle qui voulait être entourée« pour ne pas vivre seule » …un appel à l’amour, à la joie de partager la vie, sa voix puissante qui perce la solitude. « Laissez-moi danser » la rend encore plus vibrante avant de l’entendre « Mourir sur scène » dans la pénombre comme si le rideau se fermait sur elle.

Joan Bluteau chante Dalida Elle nous a rendu pour une soirée, Dalida « À sa manière », nous racontant son histoire, sa vie avec ces chansons puissantes car elle n’avait qu’une vie et elle en a fait ce qu’elle a voulu à sa manière même si elle est partie trop tôt. Pour terminer, en rappel, un « Gigi l’amoroso » palpitant, caressant, impressionnant de vérité et qui aux dires de son public « en a jeté plus d’un à terre » devant la beauté du moment qui semblait tout à coup éternité.

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