FESTIVAL OPERA DE QUEBEC - La flûte enchantée devant une salle pleine à craquer!

Lors de la soirée du 6 août 2018, au Grand Théâtre de Québec c'est devant une salle pleine à craquer que La flûte enchantée, chef-d’œuvre ultime de Mozart, l’un des opéras les plus joués au monde nous a été présenté (4e prestation pour le Festival d'Opéra de Québec) . Une musique divine, une histoire magique remplie de rebondissements ont fait sa renommée auprès des jeunes et des moins jeunes depuis sa création en 1791. Le metteur en scène québécois de réputation internationale Robert Lepage signe ici sa première mise en scène de La flûte avec tout le talent, l’esprit et l’inventivité qu’on lui connaît. Parions que l’univers fantastique de cet opéra a su lui inspirer plus d’une idée novatrice qui aurait certainement plu au génie de Salzbourg.

8e Festival Opéra de Québec Ombrage Cette présentation du Festival d'opéra de Québec, créée en collaboration avec Ex Machina est la dernière de cette série présentée dans le cadre du 8e Festival d'Opéra de Québec et donc cette soirée du 6 août 2018 est encore plus particulière pour tout ceux qui y assistent et surtout ceux qui y participent. La Musique de Wolfgang Amadeus Mozart, avec le Livret de Emanuel Schikaneder et la mise en scène de Robert Lepage;les voix du chœur de l'Opéra de Québec et L'Orchestre symphonique de Québec dirigée par le Chef d'orchestre : Thomas Rösner. Avec une distribution grandiose comprenant:John Relyea ( Sarastro), Audrey Luna (La Reine de la nuit), Simone Osborne (Pamina), Frédéric Antoun (Tamino), Gordon Bintner (Papageno) et Pascale Beaudin (Papagena). Le tout chanté en allemand avec surtitres français et d'une durée de près de 3h (avec entracte).

Le premier mot qui nous vient à l'esprit lorsque la pièce commence c'est WOW, puis fantastique et inimaginable, après un intro musical qui fait déjà rêver car elle fascine l'oreille et nous charme le coeur avec cette musique familière, presque printanière éveillant des images puissantes, de poussées de fleurs donnant couleur à la vie, de grandeur en attendant le lever du rideau sur la nuit où nous arrive un surprenant serpent défilant d'une constellation à l'autre jusqu'à sa rencontre avec l'archer. Magicalement apparaissent les lettres brillantes formant le nom du compositeur Woolfgang Amadeus Mozart puis "La flûte enchantée". On retrouve le Prince Tamino qui est poursuivi par le serpent géant et comme il s'évanouit ce sont les trois dames de la Reine de la nuit qui lui viennent en aide avec des javelos d'argent. Ce n'est que le début et le charme opère, les costumes sont colorés et attirent notre attention tout au long tout comme les chants qui agrémentent le déroulement de l'action.

Sans le savoir Tamino a conquit le coeur des dames qui finalement vont chercher la Reine de la Nuit. Pendant ce temps lorsque le prince se réveille il croit que c'est l'oiseleur Papageno qui l'a sauvé selon lui et comme il n'a pas dit la vérité il se retrouve la bouche fermée par un cadenas magique jusqu'à ce que la vérité éclate. Ses oiseaux sont magnifiques et ils les attrapent avec son filet magique; les effets des oiseaux volants qui entre autres le font monter au 7e ciel devant nous sont épatants. La magie est présente à tous les coins et les effets physiques utilisés nous les rendent attachants. Papagano est tout un personnage qui aime la vie, l'amour, les femmes et son amitié sera précieuse à Tamino. Après avoir vu le portrait de Pamina le prince tombe en amour immédiatement et n'a ne cesse que de la retrouver.

 La flûte enchantée Ombrage La Reine de la nuit fait une entrée très remarquée et grandiose dans un costume à effet phénoménal qui en laisse plusieurs bouche bée et après qu'elle eut racontée que sa fille a été enlevée par Sarasto, grand prètre d'Isis et d'Osiris et que s'il la délivre de son mauvais sort, il pourra la prendre pour épouse et vivre éternellement avec elle (moment assez spectaculaire). La mise en scène est phénoménale et on a hâte au prochain tableau pour voir ce qui va en sortir. Lorsque Papageno se trouve face à face avec Monostatos qui veut la belle Pamina, ils pensent que l'autre est le diable et en ont peur; cependant lorsqu'il trouve Pamina, ils chantent l'amour ensemble comme deux amis. Les décors magnifiques de la chambre nous propulse déjà dans le monde égyptien avant même que l'on arrive au temple après qu'ils aient rencontrés trois esprits sur des tapis volants (tout à fait charmant).

Plusieurs moments nous font sourire que ce soit les yeux des animaux de la nuit, certaines affirmations du grand manitou ou de ses serviteurs mais c'est superbe lorsque les prêtres entrent sur scène en groupe entourant le grand maître ou lorsque celui-ci parle de la lumière du jour qui tourne autour d'eux. On a droit à du marionettisme gigantesque par moment grâce au génie en mouvement que Robert Lepage nous a encore réservé. La flûte enchantée remise à Tamino et les clochettes de Papageno les aident à traverser les épreuves pour devenir de initiés. On est vraiment hypnotisés par la brillance des jeux et des costumes que l'on voit rutiler tout au long des épreuves que Tamino, Pamino et Papageno traverseront. L'intervention des esprits empêcheront le malheur de séparer les amoureux.

La Reine de la nuit essaie de reprendre sa fille pour qu'elle tue le grand prêtre pour elle et malgré les stratagèmes utilisés elle ne réussira pas mais cela donne des moments magiques avec des décors sublimes comme lorsque la lune se promène dans le ciel c'est très impressionnant. Lorsque Papagéno joue des clochettes pour leur souhaiter le paradis, on se sent aux petits oiseaux par la douceur de ses petites merveilles. Tous les espaces de la scène Louis Fréchette du Grand Théatre de Québec ont été utilisés faisant apparaître ou disparaître des personnages dans les planchers ou plafonds et même Papagena qui sortira d'une cage d'oiseau pour rejoindre son Papageno.

Lorsque le pouvoir du soleil repousse la nuit c'est une scène éclatante que ce temple vainqueur où Tamino et Pamina ainsi que Papageno et Papagena reçoivent la bénédiction de Sarastro pour que leur amour dure toute l'éternité. Quelle ovation monstre s'est déroulée pendant toute la présentation de chacun des acteurs nous ayant traduit cette pièce magnifique, grandissant et augmentant au fur et à mesure de leur arrivée sur scène jusqu'à l'explosion finale lorsque Robert Lepage a accepté de venir saluer et recevoir l'amour de tous les spectateurs qui ont crié leur joie et remerciement d'être encore une fois présent pour offrir un produit incomparable au Festival d'Opéra de Québec et qui a offert lors de cette 8e édition la magie qui a rempli nos coeurs si heureux d'avoir été présents pour cette extraordinaire soirée remplie d'émotions, de beauté et d'émerveillements qui rempliront nos rêves encore à bien des reprises. Bravo !