LE JUGEMENT DERNIER – REQUIEM DE VERDI au FESTIVAL OPÉRA DE QUÉBEC 2014

Le Festival Opéra de Québec qui se termine bientôt présentait dans son calendrier comme pièce majeure de sa programmation de la 4e édition « Le jugement dernier –Requiem de Verdi », une création de Paolo Micciché les 1er, 3 et 4 aoùt 2014 à la Salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec qui a connu un vif succès à Cannes et à Moscou avant d’arriver dans la Capitale.

Comme cette création est en collaboration avec les Fêtes du 350e anniversaire de Notre-Dame de Québec, on comprend mieux la relation de ce requiem et des projections nous montrant des images d’après la fresque de Michel-Ange pour la chapelle Sixtine qui créent un décor mouvant et émouvant particulièrement pour certains qui ont eu le plaisir de voir l’original.

Requiem de Verdi Cela débute lentement avec l’entrée en scène des chanteurs du Chœur de l’Opéra de Québec qui défilent en tuniques blanches sur deux colonnes qui partent de l’arrière de la salle pour prendre place sur la scène angulée et qui sont malheureusement trop souvent cachés par le rideau semi-transparent qui les sépare des quatre solistes mis de l’avant.

Les projections dynamiques modifient le décor en un instant passant du devant d’un cimetière ou de clôtures devant une cathédrale pour devenir répliques de fresques crées par Michel-Ange, omniprésentes tout au long de la soirée. Présenté sans entracte, ce requiem nous donne l’impression d’assister à une grande messe en latin solennelle plutôt qu’au traditionnel opéra en trois ou quatre actes avec décors amovibles et cela fait très différent de tout ce que le Festival Opéra de Québec a présenté à date apportant du piquant à la programmation.

Cette longue prière fervente à été partagée avec quatre solistes de calibre soit Latonia Moore, soprano, Eleni Matos, mezzo-soprano, Manrico Tedeschi, ténor et Luiz-Ottavio Faria, basse avec leurs voix puissantes, convaincantes, remplies d’émotions et qui imposent l’écoute avec la musique magnifique de l’Orchestre symphonique de Québec, dirigé avec brio par le chef d’orchestre Ira Levin qui a augmentée la saveur et profondeur des chants.

Requiem de Verdi On ressent leurs sentiments, la ferveur, la stupeur, le désarroi sous une constante prière fervente remplie de dévotion, de demande de pardon, de pénitence nous présentant toutes ces voix multiples en harmonie et parfaite communion particulièrement lorsque les trompettes angéliques nous sont parvenues de la mezzanine arrière, nous plongeant au centre du jugement dernier où les âmes pures s’élèvent pendant le plaidoyer final qui a été accueilli par des salves d’applaudissements des spectateurs saluant ce requiem intemporel.

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