VBP- FERNAND ALAIN avec ABEL RACONTE DES HISTOIRES DE GALERIES


Octobre nous ramène les couleurs de la nature mais aussi le Festival International du conte Jos Violon de Lévis qui a pour thème « La couleur des mots » célébrant la parlure et les beaux mots tel que nous le mentionne notre Jos Violon qui sera fier de nous accueillir à la Maison Natale Louis Fréchette fraîchement rénovée et prête à recevoir tout ce beau monde avec leurs contes ou poèmes à maintes reprises (vérifier l’horaire sur leur site).

Fernand Alain - Festival Jos Violon Cette année en ce vendredi 17 octobre c’est Fernand Alain, conteur de Paspébiac qui s’amène au Vieux Bureau de Poste pour nous présenter Abel qui nous raconte des « Histoires de Galeries » après déjà plus de quarante ans d’écriture pour Abel et il lui est assez facile de nous amener dans son univers. Dès qu’il s’installe dans sa chaise berçante sur sa galerie, on a l’impression d’être chez lui et d’entendre ses secrets se dévoiler un à un.

Il est certain qu’Abel Maldemay parle le vieil accent des gens de son village ce qui peut donner des perles qui amènent le rire instantanément dû à la manière de conter les histoires et de l’accent emprunté, ce qui parfois peut compliquer la compréhension mais si peu grâce au langage non verbal ajouté. C’est certain qu’il a sa façon de voir les choses de la vie et on a l’impression de faire partie de la famille lorsqu’on visite la galerie à me oncle Felisse ou qu’on entend parler des noces à Florina, Magritte pis Delphina.

Fernand Alain - Festival Jos Violon De la géographie des femmes avec leurs valons qui sentent la poudre à bébé, aux soirées passées au clair de lune ou au fanal, les histoires restes savoureuses et on ne veut pas en perdre un mot et comme il le dit si bien « Si les galeries du trait-carré pouvaient parler, ça ferait un beau livre d’histoires ». Abel au cat’chisme a rappelé de bons souvenirs à certains qui ont éclaté de rire tout au long avec ses questions et réponses qui contenait tout ce qui est nécessaire pour aller au ciel. On sentait presque la cire fraîche des planchers, la tournée du vicaire juste avant la communion solennelle.

La pouliche à d’Jos-Louis qui était prête à être bridée nous amène dans un tout autre thème, où la nature revient au galop de l’autre côté de la clôture. Sans oublier les aventures du pauvre marié et des souvenirs de patinoères d’la rivière qui sont vraiment contées de façon très imagée…on ne peut s’empêcher de savourer ces instants de petits bonheurs. Mais la tendresse et la sincérité de « Blanche a perdu la tête » nous a touché en plein cœur avec sa version ancienne de parler du mal de l’oubli, qui l’a fait rire comme une petite fille qui ne sait plus où elle appartient et nous rappelle que « l’on ne sait pas comment on va d’venir »; nous faisant partager ainsi ses sentiments les plus sincères.

Fernand Alain - Festival Jos Violon Ce n’est pas long que le rire reprend le dessus lorsqu’il nous raconte « Clovis aux Étâts » qui est dans tous ses états lorsqu’il revient après plusieurs années d’absence avec femme et famille et les péripéties qui s’y rattachent…sans oublier « Le poney à pepa » tout simplement hilarant avec son pepa qui avait l’air d’un hibou après avoir pris toute une ride.

Il nous amène sur le quai des pêcheurs où ils racontent autant leur nuit de noces que le récit de la poule à Odilon qui pondait 547 œufs par année ou de la tante Virginie et son remède qui soigne si bien et le tout avec de si belles tournures d’expressions pour des histoires à faire pleurer les rochers. Avant de terminer on a accès à sa boîte à portraist où tu vois les traits de caractère de la famille et même s’il y en a que l’on ne connaît plus, on ne peut quand même pas jeter l’histoire…on a même le privilège d’entrer dans ses souvenirs et de trouver place dans sa boîte à portraits pour nous garder un petit peu plus longtemps comme on aurait voulu le faire nous aussi.

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