LE CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA… au cinéma Le CLAP

Comme dernier film du Festival du Cinéma pour Enfants de Québec on présentait en fin d’après-midi au CLAP (2360 chemin Ste-Foy) un film de Isao Takahata, créé au Japon en 2014 qui était destiné à une clientèle de plus de 10 ans : « Le conte de la princesse Kaguya » mais qui a attiré son lot d’adultes aimant voir des films d’autres pays ou par le conte visiter les rythmes et coutumes du Japon.

LE CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA est une adaptation d’un célèbre conte japonais du Xe siècle, Le Coupeur de bambou. L’histoire raconte la vie d’une jeune fille mystérieuse trouvée à l’intérieur d’une tige bambou par un couple de paysans alors qu’elle était bébé. Ceux-ci n’ayant pas d’enfants décident de consacrer leurs vies à cette petite princesse surnommée « pousse de bambou » par les enfants du village qui l’ont adopté et lui permettent de vivre une enfance heureuse. Les dessins sont d’une justesse et beauté qui nous permettent de mieux vivre ces moments précieux.

Princesse Kaguya Son père voulant lui rendre la vie plus facile, décide que les cadeaux reçus du ciel prouve qu’elle est destinée à une vie de princesse dans la capitale et lui fait construire un palace là-bas au loin de ce village et ses amis qu’elle n’oubliera jamais..« Kaguya » qui grandit rapidement et devient une jeune femme d’une extraordinaire beauté et attire l’attention de cinq nobles et de l’Empereur lui-même.

Elle repousse leurs avances et propose à chacun une tâche impossible, promettant d’épouser celui qui pourra s’en acquitter. Puis Kaguya tombe dans la mélancolie, les yeux remplis de larmes chaque fois qu’elle regarde la pleine lune. Questionnée par ses parents adoptifs inquiets, elle révèle qu’elle n’est pas de ce monde et qu’elle doit retourner avec son peuple sur la Lune. Elle regrette de ne pas avoir apprécié assez sa vie sur terre qu’elle ne veux pas quitter mais elle n’a pas le contrôle de sa destinée et le 15 août ils viendront la récupérer, et lorsqu’une robe sera placée sur ses épaules il lui fera oublier toute sa tristesse et sa compassion pour les habitants de la Terre.

Quelle aurait été sa vie si son père n’avait pas eu ces aspirations de grandeur pour elle, si elle était restée près des bambous, dans la montagne avec « Saute Marou », vivant d’amour qui donne des ailes, courant et riant dans les collines tout comme ils l’ont rêvé tous les deux. Très beau conte coloré, entouré de fleurs de cerisiers, d’oiseaux et de clair de lune, de romantisme et de rêve mêlés de tristesse, de culture et rites ancestraux, d’une beauté élégante qui passe très vite malgré la durée de 137 minutes qui aurait pu être longues, mais qui nous ont bercé sous cette aura lumineuse.

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