EMILIE-CLAIRE BARLOW – le rendez-vous jazz de l’OSQ


Comme premier coup de foudre de cette série , on était au rendez-vous jazz de l’OSQ avec comme interprète Émilie-Claire Barlow qui est venue charmer l’assistance du Grand Théâtre, avec sa voix chaude, suave et magique les 30 et 31 octobre 2014 et ce dans le cadre du Festival de Jazz de Québec. À la direction de l’OSQ, le chef d’orchestre Stéphane Laforest l’aide à réaliser un de ses rêves, soit se produire avec un orchestre symphonique et son quintet…ce rêve s’est réalisé devant nous.

Émilie-Claire Barlow Un pot pourri de Gershwin nous est présenté en introduction de ce programme magnifique et cette fois Émilie-Claire Barlow a 66 musiciens de plus pour encadrer ses chansons…De « Embrace me » en passant par « Someone to watch over me », on est enchanté par leur musique éblouissante. Ce soir c’est la rencontre de deux genres de musique que l’on peut apprécier car ce sont tous de grands musiciens.

Les cloches de l’OSQ souligne l’arrivée d’Émilie-Claire Barlow toujours aussi séduisante dans une scintillante robe bleu qui la rend presque irréelle lorsque monte un « Quand le soleil dit bonjour aux montagnes » et l’amalgame des deux ensembles est phénoménal. Très posée sa voix glisse sur cette partition symphonique et elle nous présente ses chansons en français avec un petit accent mignon ce qui représente un challenge pour cette native ontarienne anglophone sans oublier les arrangements pour 71 musiciens au lieu de 5, ce qui peut être un casse-tête, mais pas dans ce cas.

Émilie-Claire Barlow On entend plusieurs pièces de son dernier album « Seule ce soir » qui nous fait entendre de pures délices avec des arrangements savamment faits par elle et deux de ses musiciens. Comme elle trouve les paroles françaises plus mélancoliques on a droit à plusieurs bonnes chansons dans la langue de Molière et la musique de l’Orchestre Symphonique de Québec donne une profondeur et l’emphase sur les pièces choisies. Son visage est radieux lorsqu’elle vit ce résultat des plus spectaculaires et qu’elle entend les gens chanter avec elle lorsqu’elle enfile « Ces bottes sont faites pour marcher » .

Un des meilleurs moments qui a fait soupirer de plaisir son public c’est lorsqu’elle a interprété de façon magistrale « Si j’étais un homme » avec une voix de velours qui semblait caresser toute l’assistance grâce également à la harpe et toutes les variétés possibles offertes par l’OSQ qui donne encore plus une autre dimension à cette composition intemporelle délivrée de manière romantique à souhait donnant une version tout simplement superbe tout comme la balance du programme qui se termine par des ovations répétées et bien méritées.

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