CLAUDE DUBOIS – En liberté et en splendeur au Grand Théâtre de Québec

C’est devant une salle comble que Claude Dubois est venu chanté pour ses fans à la Salle Octave-Crémazie, du Grand Théâtre de Québec ce mardi 4 avril 2017 et il a su immédiatement réchauffer l’atmosphère et le cœur des spectateurs malgré la neige qui avait accablé la ville toute la journée. Dès son entrée on a senti son émotion car il semblait surpris que tout le monde se rappelait de lui et de ses chansons qui font partie de notre mémoire collective tout en sentant leur amour inconditionnel grâce aux applaudissements soutenus qui saluaient son entrée et ses chansons.

CLAUDE DUBOIS Débutant avec « Artistes » on voit immédiatement la qualité des musiciens qui l’accompagnent et on sent son plaisir d’être là devant une salle de gens qui tapent des mains et chantent lorsqu’ils le peuvent, il n’a pas besoin de demander longtemps car tous sautent sur l’occasion de servir de chorale surtout lors du « Blues du businessman » qui donne le ton à cet esprit festif de ce spectacle « En liberté » et en splendeur car on est aux petits oiseaux avec lui.

Par bouts très intime comme dans « J’ai souvenir encore » ayant comme éclairage une ampoule au dessus de lui, on le sent presque vulnérable, touchant de tendresse et qui se termine comme un gros câlin qu’il fait à toute la salle qui lui offre des applaudissements monstres et qu’il demande de réduire pour pouvoir faire le plus possible de succès. « Laissez l’été avoir 15 ans » pour nous faire oublier cette tempête d’hiver printanière. Certaines pièces en particulier comme « Infidèle » ou « Devenir femme » nous montrent le jeu incroyable de son guitariste Yanni Aumont, un virtuose qui nous hypnotise.

CLAUDE DUBOIS Dubois est toujours très naturel, a un rapport particulier avec son public et la portion « Femmes ou filles », « Femmes de rêve » dont le premier couplet est chanté par son public qui n’a rien oublié tout comme dans la majorité des pièces. « Comme tu voudras » est interprété sous un éclairage plus rouge, comme un éclairage d’amour que l’on sent flotté dans l’air tout au long de la soirée. Tous ont apprécié le fait que le spectacle se déroule sans interruption pour ne pas en perdre une seconde et ne pas briser la magie. Après un medley de 10 morceaux un peu plus rock il revient avec « Si Dieu existe », délicieusement en complicité avec nous pendant lequel il devient très ému et réitère « qu’il est très content d’être là, d’être venu à Québec » nous amenant à « Plein de tendresse » que l’on sent passé à travers la salle. Pendant « Tu peux pas » il nous offre encore une fois un gros « hug » gigantesque comme s’il voulait nous prendre tous dans ses bras tandis que pendant « comme un million de gens » il nous présente les autres musiciens soit Samuel Léonard (basse), Denis Courchesnes (batterie) et Eddy Pierre (piano) qui forment un ensemble formidable. Rendu à la « Chasse-galerie » on ressent encore plus leur fougue lors de cette chanson avec un Dubois en plein contrôle de ses moyens, une voix très puissante qui éclate sur une musique endiablée.

CLAUDE DUBOIS On se rend vraiment compte que « Besoin pour vivre » traduit vraiment sa relation avec son public qui chante avec lui « J'ai besoin de m'amuser. J'ai besoin pour vivre sur terre de soleil et de pluie. De légumes et de fruits.. » se traduisant par j’ai besoin de vous, d’un public si engagé et émouvant, qui se souvient de lui et le touche au plus profond. Les multiples ovations debout se sont succédées tant dans la dernière partie que dans le rappel. Vraiment un spectacle où on a senti avec quelle liberté Claude Dubois s’est livré et qui a donné le sourire à tous malgré le mauvais temps qui les attendait et qu’ils avaient réussi à oublier pendant ce partage musical totalement rayonnant de splendeur et en toute liberté.