CHOEUR DU CÉGEP LÉVIS-LAUZON – Une hirondelle ne fait pas le Printemps

C’est à l’Espace Symphonique de Lévis (Église Saint-David) ce vendredi 6 mai 2016 à 20h que débute le concert du Chœur du Cégep Lévis-Lauzon avec un extrait du printemps de Haydn « « Chor des Landvolks » sous un beau soleil couchant comme si le printemps avait attendu d’entendre le Chœur chanter avant de se pointer le nez…toujours sous la direction musicale de Carole Légaré, les 70 chanteurs nous présentent « Une hirondelle ne fait pas le printemps » et tout comme elle on entend leurs chants joyeux.

Les belles harmonisations de Jean Turellier résonnent « Aux marches du printemps » et nous donnent le goût de valser grâce à la musique de Anna Spirina au piano, Grégoire Painchaud au violon, Jean-Michel Borgeat à la guitare, Ian Simpson à la contrebasse et Pierre Ross aux percussions qui les rejoint un peu plus tard dans le programme. Côté plus classique Beethoven et sa 5e symphonie qui se retrouve avec « La pince à linge » une histoire musicale de Pierre Dac et Francis Blanche, une fantaisie classique qui fait sourire.

Choeur du Cégep Lévis-Lauzon Trois pièces de Gabriel Fauré : « Les berceaux », « La sicilienne » et « Après un rêve » qui offrent un enchaînement divin de belles voix à l’unisson et de musique qui nous pénètre pour nous faire s’envoler et rejoindre l’hirondelle joyeuse comme si on entrait dans ce rêve imagé, coloré comme les écharpes que portent les chanteurs du Chœur, un arc-en-ciel de douceur qui panse les plaies de l’hiver. Maurice Ravel et « Pavane pour une infante défunte » apporte une version plus classique avec des harmonies qui s’étalent comme une prière inspirante pour un nouveau départ tout en douceur vers une autre dimension plus spirituelle.

En route pendant le voyage on se promène sur les airs de « Danse russe » de Jean Vilatte; leurs voix nous font voir sur les accents du violon langoureux et du piano (en particulier) les sons du goulag, d’un peuple fier en marche, qui va de plus en plus vite et dont le rythme nous invite à les suivre en dansant comme des petites poupées russes. On revient plus près de chez nous « Sous le pont Mirabeau » avec un changement dans le positionnement du Chœur qui nous le présente à capella en formation réduite mais tout aussi puissante. Également de Lionel Dumais « Le petit chien de laine » qui est sagement assis sous le piano (presque la mascotte du chœur) montrant ainsi leur côté fantaisiste.

Benoît Turcotte soliste nous présente sa version du « Barbier de Bienville » et il nous chante cette histoire tirée par les cheveux, le tout très naturellement et adaptée pour notre ville. Ce barbier n’était pas doué pour l’opéra car il n’avait pas de voix mais il aimait bien rêver. Terminant cette première partie par « Take Five » un peu plus jazzé et qui nous invite à relaxer, prendre 5 minutes ou plus avant leur retour nous entraînant vers la pause de façon très dynamique.

Choeur du Cégep Lévis-Lauzon En seconde partie, des chansons plus populaires, qui nous énergisent avec « Toi le printemps » qui nous ramène hirondelle, abeille et les jolies fleurs ornant les corsages des dames du Chœur. Que ce soit « Pour les enfants du monde » ou « C’est beau la vie » la musique nous envahit et elle a trouvé un très bel écrin vocal qui enrobe la beauté de la vie avec des harmonies qui charment nos cœurs et le violon élevant cette mélodie comme s’il jouait sur nos cordes sensibles trouvant écho dans l’assistance.

« Être » et « I will follow him » nous amène deux séries de solistes nous parlant d’amour inconditionnel jusqu’à la mort et peut-être plus encore, traversant les frontières avec des chants si pleins de tendresse, d’espoir appuyés parfois par le chant du Chœur qui y ajoute une profondeur et qui nous entraîne dans cette marée de bonheur. Le printemps arrive partout que ce soit « Avril au Portugal » ou en Corse présenté ici par le « Tango corse » pour nous faire rire de leurs traits corsés d’un petit repos grâce à Carole Légaré sous une musique envoûtante.

« Comme un soleil » réveille en nous de merveilleux matins printaniers dès les premières notes notre voix se joint à celles des choristes et solistes sur cet hymne sur l’éveil du printemps comme une éclaircie, comme une fleur qui naît. Notre route croise celle de l’Irlande avec « The wild Rover » et Jim Ferguson et sa guitare soulignant les plaisirs du whiskey et de revenir chez nous quand la fortune nous sourit avec clappements collectifs des mains lors du refrain. Petit clin d’œil au gospel avec « Let me ride » pour en finale nous ramener l’hirondelle avec « l’Hymne au printemps » de Félix qui donne un sentiment de fête partagé avec toute l’assistance qui se retient à peine de valser sur cet hymne magnifique si joyeux mais qui chante en accord cet hommage de vie et de liberté.

Choeur du Cégep Lévis-Lauzon Avant de partir on souligne que le 14 août 2016, ils feront encore une fois la messe gospel du Festival de Jazz Etcetera de Lévis qui célèbrera son 10e anniversaire cette année et à surveiller leur concert de Noël (dont la date est à déterminer) avec une soprano invitée Audrey Larose Zicat avant de faire en rappel « L’hymne à la beauté du monde » pour que l’on se souvienne de protéger chaque fleur, chaque arbre, le chant des oiseaux, donnant une chance à la terre qui renaît comme un immense jardin chaque printemps tant pour nous que pour l’hirondelle qui revient danser dans un ciel bleu où on peut voir ces parcelles d’éternité tourbillonner sur des airs divins.