ROBERT en «CharleboisScope» coloré, grandiose , tout à fait phénoménal !

LA TRIBU a présenté ROBERT en CharleboisScope le mercredi 30 octobre 2019 (ainsi que le 31 octobre) à la Salle Louis-Fréchette au Grand Théâtre de Québec et les québécois ont répondu à cet appel souvenir soulignant la carrière de Robert Charlebois comme on ne l'a jamais vu. La soirée débute avec des enregistrements d'entrevues de Charlebois faites à Montréal, à Cannes et autres endroits qu'il accordaient à Denise Bombardier, Clémence, Jacques Boulanger et autres personnalités de par le monde. Il est toujours aussi naturel pendant qu'ils parlent de son nom, des disques vendus, des hôtels fréquentés en tournée, de la liberté de l'artiste. Il se dit amuseur public on le voit au début de sa carrière, tout jeune puis à 26 ans, 30 ans ou 40 ans et à chaque fois il parle de la vieillesse, d'un vieux chanteur qui à 40 ans serait plus à l'hôpîtal que sur scène et les diverses réflexions faites font bien rire aujourd'hui et bien qu'il ait pris une grande vacances de 10 ans, les gens sont venus à sa rencontre pour s'amuser avec lui.

ROBERT en CharleboisScope Ombrage CharleboisScope lui colle à la peau et on peut dire qu'il est flamboyant lorsqu'il arrive guitare en main, tout de blanc vêtu armé d'un sourire et d'une énergie sans borne. "Le manque de confiance en soi" qui donne le coup d'envoi de cette soirée magique avec des projections d'hommes forts en silhouette et de mots/paroles qui s'écoulent sous la musique de 10 musiciens qui l'accompagnent dont certains sont multi-instrumentistes (3 guitares/bongos/violon, 1 base, 1 trombone, 1 saxophone, 2 batteries,1 trompette/percussion, 1 clavier) et un Robert qui semble vraiment plus en forme que jamais.

Il se métamorphose presque en jeune Charlebois lorsqu'il chante d'anciens succès avec les fans qui lui donnent la réplique ou chante avec lui. "Dolorès" dont les images vidéos nous montrent des filles et automobiles qu'il a déjà eues sous forme de montages flyées débordantes d'imagination, de couleur et d'éclairages fantastiques à l'horizontale qui donne un tableau grandiose. Sur " les ailes d'un ange" on dirait qu'il s'envole lorsque tous mêlent leurs voix à la sienne; il joue toujours aussi bien de sa guitare et le rythme lui sort par toutes les pores de la peau.

ROBERT en CharleboisScope Ombrage Il s'éclate totalement lorsqu'il chante "entre deux joints" avec une vidéo déphasée à l'arrière comme si c'était l'effet des joints pendant lequel on assiste à deux duos de guitares magiques; en regardant autour on voit tout le monde chanter et bouger sur le même rythme se sentant tous rajeunir tout à coup sous cette musique ensorcelante nous ramenant en 1973. On a droit à des kaléidoscopes à l'ancienne avec des images projetées pendant "tout écartillé" où il y va de pas de danse, mettant même le micro à l'envers, le pied en haut dans les airs sur des images psychédéliques. Dans "mon pays ce n'est pas un pays c'est une job" qu'il part de manière très bluesée avec des mouvements sexés et pas de danse qui collent à la musique pendant que les gens ne peuvent s'empêcher de chanter encore.

ROBERT en CharleboisScope Ombrage Il nous sérénade vêtu d'un veston brillant avec étoile lumineuse dans le dos avant de débuter un magistral "Fu man chu" doublé d'un film western avec Terrence Hill et Charlebois qui joue un des rôles principaux avec un humour évident nous donnant l'impression de vivre un rêve collectif qui débute la ronde des ovations debout et qui se poursuit "En Californie" avec son invitée spéciale Louise Forestier comme en 1968, ils sont sur scène comme deux larrons en foire se retrouvant avec un trompettiste en feu sous les lumières blanches qui dansent dans la salle comme les gens qui les applaudissent à tout rompre.

Dès la première note la salle s'enflamme grâce à la puissance musicale de "Lindbergh" et une imagerie superbe de lui marchant sur une planète, dans la stratosphère, à bord d'un avion qui planait pour nous qui tapait dans les mains au bon moment comme toujours sur Québec Air, Transworld, Nord-East, Eastern, Western Puis Pan-American et ils ont su tous les deux nous faire flyé sur les ailes du temps comme au moment de sa création en 1968, que tous saluent debout pendant de longues minutes.

ROBERT en CharleboisScope Ombrage On le voit s'asseoir pour la première fois depuis le début sur "Ordinaire" au bout d'une heure de spectacle endiablé chantant en même temps que son jeune lui donnant la meilleure version de lui-même, plein de coeur. Il enchaîne avec "Le Mur du son" qui encore une fois nous apporte des éclairages particuliers à multi-couches en parallèle en rouge et blanc lui donnant une autre dimension. Surpris de voir Charlebois sur un 3e kit de drum pour qu'il joue l'intro de "J't'aime comme un fou" en s'amusant comme un fou pendant que tout autour les gens se lèvent pour danser et sauter sur la musique, on aurait dit un tremblement de terre pour cette méchante scène d'aérobie qui s'est développée comme un raz-de-marée menant au premier rappel.

De retour avec son groupe et Louise, ils chantent "La fin du monde/Aimez-vous les uns les autres" avant de continuer avec "Je reviendrai à Montréal" ou Québec selon le paragraphe pour faire plaisir aux spectateurs avec une belle douceur sur un fond d'images enfantines en hiver, comme une poésie musicale avant de partir en fou avec "Te v'là" totalement en feu, en pleine forme avec un jam des musiciens qui l'appuient et son public qui danse avec lui partageant son enthousiasme. Il fait son dernier rappel, seul au piano surélevé sur le centre de la scène, sous un éclairage lumineux avec la chanson tirée de son dernier album "Et Voilà" contenant de belles paroles qui parfois font sourire mais qui nous touchent assurément.

ROBERT en CharleboisScope Ombrage Après une dernière salve d'applaudissements monstre, retour au côté vidéo où on voit défiler les titres des chansons, le nom des musiciens et collaborateurs et une mine de renseignements qui garde la majorité du public dans leurs bancs pour ne rien manquer. C'est un spectacle bouleversant, grandiose, coloré, flyé, magnifique, plein de vérité, éclatant de sincérité avec un Charlebois qui se donne en entier et qu'il ne faut surtout pas manquer si vous en avez la chance car on voit la vie beaucoup plus belle en CarleboisScope.

ROBERT en CharleboisScope Ombrage Ne manquez pas la supplémentaire de ce spectacle le 26 mars 2020, 20 h Salle Louis-Fréchette

En forme comme jamais, celui qui célébrait ses 75 ans en juin s’est allié à une équipe de créateurs visuels de haut vol pour la réalisation de ce spectacle-événement