Les Années Bonheur, Renée Martel, Michel Louvain, Chantal Pary forment un trio explosif, une source renouvelable de souvenirs

Cet après-midi du 21 juin 2015 restera gravée longtemps dans la mémoire des centaines de spectateurs qui ont rempli à pleine capacité la salle Albert Rousseau pour entendre les plus belles mélodies chantées par leurs idoles du temps qu’ils ont suivies depuis plusieurs décennies, aimées et nous offrant un 3 en 1 dans tous les sens du terme…3 chanteurs mais aussi 3 parties en ayant une première introduction par Sœur Angèle , un spectacle de chansons humoristiques de JC Lauzon et un spectacle inoubliable de ces 3 voix intemporelles qui s’harmonisent si bien pour un résultat incroyable… une superbe idée originale de Martin Leclerc et Martin Duchesne qui en assurent également la direction artistique.

Les Années Bonheur Après une introduction de Soeur Angèle nous parlant autant de recettes que de sa vie religieuse (60 ans l’an prochain), de son cheminement qui l’amène à dire que l’on ne peux par tout avoir dans la vie : être belle, frisée naturelle, venir de Sorel et s’appeler Angèle… on croirait qu’elle prépare une prochaine carrière d’humoriste avant de nous présenter un JC Lauzon en pleine forme et au meilleur de son talent (humour- chanson – comédien –musicien) Il débute le bal du souvenir avec « Adieu Mr. Le professeur » que tous chantent bien entendu, comme ils le feront toute le long du spectacle d’ailleurs.

C’est une portion très intelligente qui nous fait rire, chanter et réfléchir sur ce qui était versus ce qui est aujourd’hui, sur les paroles de ces vieilles chansons comme « Le petit cordonnier » qui ne pourraient plus se dire aujourd’hui, de chansons d’église partant de « Amen » à « California dreamin » lorsqu’il était enfant de chœur. Parle des boomers, de problèmes intergénérationnels, des mentalités de l’époque, des chansons à répondre dont les paroles n’avaient aucun sens. De la confession au psy qui les ont remplacées. Plusieurs sujets y passent entre les monologues et la musique, du romantisme, des danses collées, de jeunesse et de paternité à l’âge adulte. Sa partie a été très appréciée car elle s’adressait à tous.

Les Années Bonheur Après la pause c’est enfin la portion pour laquelle les gens étaient venus soit les prestations de leur trio favori réuni pour la première fois donnant un spectacle unique mettant en vedette ces trois légendes de la chanson dont les voix s’harmonisent à merveille sous une aura musicale magique sans pareille…qui nous amènent « Dans le temps » et qui leur donnent à penser aux salles dans lesquelles ils se sont produits au cours des années précédentes. Revivre ensemble ces années bonheur nous donnent de beaux tableaux tels que « Je suis ton amie » avec le duo de Renée Martel et Chantal Pary qui semblaient s’appuyer l’une et l’autre, le public les accompagnant bien avec leur voix et leurs claquements de mains en cadence, sans oublier les 5 musiciens et la choriste pour un rendu parfait et des milliers de cœurs à l’unisson.

Le spectacle s’ouvrant ainsi comme un album de photos souvenirs dont les pages nous amènent à un autre moment, stimulés par la musique et qui fait chanter la chorale « Albert Rousseau » sans même le demander. Dans la première partie c’est Chantal Pary qui nous raconte ses meilleurs moments grâce aux pièces choisies que ce soit « Ma Mélodie d’amour », « Mélanie » ou autres morceaux qui font vraiment plaisir à ses fans.

Les Années Bonheur Ensuite c’est au tour de la « cowgirl dorée », Renée Martel, qui se raconte de ses débuts sur scène à 5 ans grâce à son père jusqu’à aujourd’hui 63 ans de métier plus tard. Elle débute de « Liverpool » à « Je m’en vais à Londres » en passant par « Un amour qui ne veut pas mourir » et « Nos jeux d’enfants » tout en nous parlant de sa famille, enfants et petits-enfants. Lorsque Miche Louvain entre en scène cette dernière se dépêche de vouloir le transformer en cowboy grâce à de belles bottes et un medley de chansons style western dont « Perce les nuages », « Miles après Miles » entre autres, un duo que l’on peut qualifier d’un trio avec les fans qui chantent tout au long.

Michel se retrouve seul avec son public et ses souvenirs d’Aznavour « For me, formidable » et « Aie mourir pour toi » qui l’ont ramené à son idole. Il nous parle de son premier contrat Chez Gérard qui l’a amené au gala splendeur grâce à St-Georges Côté, où il a chanté pour la première fois « Buenas noche my amore » qu’il nous interprète aujourd’hui avec Chantal Pary très radieuse avant d’enchaîner avec l’incontournable « Pourquoi donc as tu brisé mon cœur ». On voit à quel point il est heureux, flottant sur un nuage de bonheur provoqué par la reconnaissance de son public.

Les Années Bonheur Plusieurs duo ou trio continuent de nous faire voyage dans cet univers musical qui a tracé notre vie soulignant à leur tour nos plaisirs ou nos peines mais qui nous réchauffait le cœur avec « un certain sourire » pour terminer avec la langoureuse « dame en bleu » chantée par l’assistance qui lui offre comme cadeau pré-anniversaire (car il va avoir 78 ans le 12 juillet prochain) avant de nous offrir un trio des meilleurs souvenirs américains et québécois sous les vivas et applaudissements des spectateurs heureux d’avoir vécus avec eux ces « Années bonheur ».

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